01.01.2012

Un peu de choucroute pour digérer ?

Je ne sais pas ce qui m'a pris, mais depuis hier soir je m'ingère le Winter Woman / Holy Ghost Language School de Matthew Friedberger, qui bien qu'amateur des Fiery Furnaces, m'avait totalement échappé à sa sortie il y a cinq ans et à sa ressortie (avec quatre titres bonus...) il y a deux ans. Pas sûr qu'il était nécessaire de combler cette lacune... ni de se procurer les vinyles de son projet Solos...

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Car là où Eleanor nous a offert cet été un Last Summer dépourvu des habituels tics du duo et du coup un peu propret, le Matthew, lui, ose tout, expérimente à fond dans les sonorités, les rythmes, l'utilisation de sa voix... pendant 33 titres et plus de deux heures vingt de musique... et de bruits divers. Ce gloubiboulga parsemé de moments brillants comme de passages infâmes se révèle pour le moins lourd et indigeste. Et on se demande s'il faut crier au génie ou à l'arnaque. Tiens, on va crier "Gaviscon" plutôt...

 

Label : Thrill Jockey

Année de sortie : 2009 (parution originale 2006)

Nombre de morceaux : je l'ai dit dans le texte

Durée : ça aussi

 

Morceau préféré : ???????????????????????

Bilan : BEURP

 

Allez, bonne digestion et bonne année 2012 à tous !

21.12.2011

oui, j'avais promis des billets réguliers... j'ai pas réussi...

Du coup en attendant d'avoir un peu de temps, quelques photos de ce qui restera un de mes concerts de l'année, dont vous trouverez le compte-rendu par ici.

 

Hospital Ships

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Gem Club

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FareWell Poetry

 

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16.11.2011

Autopromo assumée...

Pour ceux qui n'en auraient pas marre de me lire sur dlmds, j'ai fait un petit billet sur le Evangelista pour Interlignage...

 

Bon allez, un petit peu de musique aussi avec un des titres préférés d'un de mes groupes préférés de ces 15 dernières années, soit 'Near Distance' de Puressence que vous pourrez écouter en version album sur une "non vidéo' sur Youtube par ici , dans sa version démo (ma préférée) par là ou dans une version live vidéo cette fois (suivie du tout aussi excellent 'I Suppose') par là ! Enjoy !

09.11.2011

...Lama toujours faire ça !

Exemple classique d'album ayant déçu les fans de la première heure sans réussir à en convaincre de nouveaux, Dead Letter Chorus pose question. A-t-on eu affaire à un vieillissement accéléré du groupe, à un désir du label de proposer un produit plus "grand public", à un changement de producteur malencontreux ou à un peu des trois ?

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On collerait bien le côté à la fois boursouflé, bourrin, poli et manquant de variété à Clive Martin (Queen, Dolly, Silmarils, Wampas, Superbus... oui, quand même !) qui se retrouve aux manettes à la place d'un Julian Standen qui à la fin des 90's produisait bon nombre de premiers singles de jeunes groupes noisy (sans doute sur la seul foi de son travail sur le 'Mrs Robinson' des Lemonheads) comme Cay, Symposium, Gel, China Drum... Le côté gras ajouté au côté parfois un peu grunge light des LLama Farmers donne un côté peu digeste à la chose alors que la quasi-disparition des ruptures et l'homogénéisation des rythmes ('Yellow' va maintenant aussi vite que ses petits camarades de galette) affadit l'ensemble

 

Pourtant les bonnes chansons sont là, les quatre titres déjà présents sur les deux sorties de chez Fierce Panda mais aussi 'Pornoco', 'Kill Will' et les deux singles 'Get the keys and go' et 'Big Wheels', bref presque tous les morceaux en fait. Mais les dents (de lait) de nos lamas semblent avoir été limées et l'album s'écoule trop gentiment, trop proprement et dans un tel sentiment d'écouter toujours la même chose qu'il est impossible de s'enthousiasmer... Et c'est finalement dans les faces B des trois singles ('Yellow' étant lui aussi eu droit à une sortie dans le format court) que l'on retrouve le groupe qu'on avait apprécié : le nerveux 'We've gone wrong' (tu m'étonnes !), la ballade rêveuse 'Multi-Coloured Curtains', le poppy 'Weighless', le punky 'Ice Lungs' avec sa batterie en furie... montrent un groupe bien plus talentueux, varié et ambitieux que l'album ne le laisse penser. Dommage !

 

Label : Beggars Banquet

Année de sortie : 1999

Nombre de morceaux : 13

Durée : 42:31

 

Morceau préféré : 'Get the keys and go'

Bilan : SYMPA

 

"Vidéo" de 'Big Wheels'

Vidéo de 'Get the keys and go'

05.11.2011

Quand Lama fâché...

Ecouter l'album de Male Bonding à de nombreuses reprises (le billet est ) m'a donné envie de ressortir un certain nombre de vieux disques, en commençant par la discographie des Llama Farmers qui comme tant d'autres commencèrent par des singles chez le panda féroce.

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Sortis en 1998, Paper Eyes et Always Echoes montrent un groupe encore bien jeune et hésitant sur bien des points : si les deux morceaux titres méritent bien le qualificatif grungy (le chant de Bernie Simpson, l'utilisation des guitares) qui fut accolé au groupe à l'époque, ils montrent aussi une nette ascendance britannique avec un petit quelque chose d'à la fois pop et anguleux hérité des Undertones ou des Buzzcocks. Même 13 ans après, il est difficile de ne pas reconnaître le potentiel de ces deux singles, gentiment abrasifs et farouchement entraînants, malgré de nombreuses maladresses (rupture de rythme intempestive, trop grande rareté des backing vocals de la petite soeur Jenni Simpson...).

 

Les différents morceaux bonus (un seul sur les 7", deux sur les CDS) montrent de nombreuses facettes contredisant sérieusement l'étiquette grunge (beaucoup plus justifiée chez certains de leurs contemporains comme Twist et Cay) : 'P.V.C', où Jenni prend la direction du chant, évoque une version sombre de Kenickie, 'Empty Head' est une ballade oppressante, 'Jessica' se lance dans du pop-punk endiablé (je ne comprendrais jamais qu'il ne devint jamais un single) alors que 'Yellow' (qui lui fut le dernier single extrait de leur premier album)(on en reparle bientôt) (sur)joue à fond le côté Amérique profonde (sauf dans une conclusion vaguement new-waveuse), annonçant déjà le côté folkeux de Bernie (dont la carrière solo semble n'avoir jamais prise).

 

Bref, deux premiers singles solides à défaut d'être géniaux, expliquant assez bien l'enthousiasme de la presse locale et la signature chez Beggars Banquet. La suite ne confirmera jamais vraiment les promesses mais malgré un côté daté (qu'on retrouve sur de nombreux disques indé de cette époque avec un son assez caractéristique), ces débuts s'écoutent toujours avec plaisir.

 

Myspace

"Vidéo" de 'Paper Eyes'

"Vidéo" de 'Always Echoes' (dans sa version Beggars)

16.10.2011

Canoe rose

Je ne me rappelle plus pourquoi j'ai acheté le premier single de Greenship, curiosité chez le disquaire (il y avait un Rough Trade à Paris à l'époque...), nom du label (Camp Fabulous état hôte des excellents Superstar) ou article dans la presse anglo-saxonne, mais ce qui est sûr c'est qu'à cette époque (en 1998 donc), cette dernière, après avoir encensé pendant quelques années tout combo britpop, s'était mise en tête de découvrir le "nouveau Radiohead", étiquette alors collée à tout groupe ne se contentant pas de décalquer la trilogie Beatles / Jam / Smiths et bénéficiant d'un chanteur à la voix vaguement haut perché. Et finalement le grand vainqueur fut Muse, allez comprendre...

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Nos londoniens, eux, s'arrêtèrent là, ce qui veux dire qu'ils n'eurent jamais le temps de sortir un mauvais disque mais laissent un immense regret à ceux qui ont eu la chance d'avoir Perfect Smile et Place to Hide entre les oreilles et entendirent dire que le groupe avait bien d'autres merveilles sous le coude... Oui, seulement deux titres alors qu'à l'époque trois était la norme et quatre encore très fréquent, mais de six minutes chacun (les inconscients !) et avec plus d'idées que dans la plupart des albums sortis cette année-là. La comparaison avec Radiohead est très loin de sembler pertinente tant on pense plutôt à une sorte de mariage contre-nature entre Geneva et les JAMC :  Perfect Smile commence en douce ballade sur lit de guitares, hésite plusieurs fois à décoler mais se refuse à offrir l'apocalypse pourtant suggéré pendant que Place to Hide offre un rock épique plus direct mais néanmoins bien sombre et déviant, qui aurait pu être une bombe pour radio placé en face A et edité de deux bonnes minutes. Reste que c'est parfait comme cela et que je ressors le single encore plusieurs fois par ans, 13 ans après.

 

Le chanteur Bnann est depuis partie faire de la mauvaise électro avec Infadels et un petit malin a mis le single sur Reverbnation, alors allez l'écouter avant qu'il ne disparaisse...

12.10.2011

Billet en apnée

Bien, n'ayant déjà pas le temps de parler de toutes nouveautés qui retiennent mon attention sur DLMDS et encore moins la capacité de me contraindre à écouter mes disques dans l'ordre alphabétique pour tenir mon challenge ABC, il fallait trouver un nouveau sens à la vie de jécoutedelamusiquedemerde. Et quoi de mieux pour lui permettre de mériter de nouveau son nom que d'essayer de ressortir régulièrement (2/3 fois par semaine, quoi) un bon vieux truc oublié (sur mes étagères et par tout le monde...). Et promis, ce coup-ci, je vais essayer de m'y tenir (qui a dit "promesse d'ivrogne" ?).

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On commence par Chalk Circle, le seul album de Subaqwa, dont les plus sarcastiques diront que pour pouvoir mérité le titre d'album oublié, il faudrait déjà que quelqu'un en est entendu parler. Et ils n'auront pas forcément tort, le quintet de Birmingham n'ayant certes pas marqué l'histoire du rock, ni la grande, ni la petite... Il faut dire qu'en 1999, la perfide Albion, n'était sans doute par prête à célébrer un groupe dont les principales influences semblent être R.E.M et Talk Talk (deux de ces groupes, avec entre autres Pavement et Sonic Youth que je n'ai jamais réussi à vraiment apprécier alors que j'adore des tas de combos qu'ils ont influencé), pas franchement les trucs les plus branchés à ce moment-là (oui euphémisme...).

 

Chalk Circle un de ces disques qui sue la mélancolie par chaque note, du chant doucement éraillé de Justin Wiggan (apparemment devenu artiste expérimental) aux plages de guitare old-school. Qui multiplie les ballades pop rêveuses, flirtant parfois avec l'americana et ne quittant qu'exceptionnellement un rythme alangui et une ambiance nostalgique pour oser un peu monter le son. Pas un grand disque certes et il y en a sûrement eu des centaines de publiés naviguant dans les mêmes eaux depuis deux décennies, mais douze ans après sa sortie, il s'écoute toujours avec plaisir...

 

Label : Faith & Hope

Année de sortie : 1999

Nombre de morceaux : 12

Durée : 44:00

 

Morceau préféré : 'Let It Go'

Bilan : BON

28.09.2011

Tiens, ça faisait longtemps...

L'exercice de la reprise décalée est sans doute plus vieille que le r'n'r, mais il faut bien avouer que depuis quelques années, c'est devenu un peu un gimmick, soit pour servir de face B quand on n'a plus une seule idée (n'est-ce pas Placebo...), soit quand on est convié à un des ces innombrables tribute albums totalement vains (un disque constitué à 80% d'inconnus reprenant des chansons d'un mec "culte" dont personne ne se rappelle plus de deux titres...)

 

Aussi fut-ce une bonne surprise ces dernières semaines de tomber sur deux excellentes reprises décalées (en plus sur deux très bons albums français) qui, si elles ne peuvent pas prétendre détrôner mon panthéon personnel (les Champs Elysées de Daniel Darc, le Purple Rain de Stina Nordenstam et le Don't You want me de The Swiss Family Orbison), se sont incrustées durablement sur ma platine.

 

Il s'agit donc de la reprise du Lucretia des Sisters of Mercy repris par Cvantez (dont j'ai parlé de l'album ici) et qui est en écoute sur Bandcamp et du Pump up the Jam de Technotronic (non, ne partez pas !) repris par Reipas (l'album en chronique sur DLMDS bientôt) et qui est en vidéo là.

 

Alors, n'hésitez pas à poster vos reprises décalées préférées récentes en commentaire...

20.08.2011

Petit billet sans autre intérêt...

... que de rappeler (ou apprendre à ceux qui ne liraient pas dlmds)(ils ne savent pas ce qu'ils manquent)(les bienheureux) que j'aime bien Minnie Moskowitz, que ce soit en EP ou en live.

 

Et pour poster une petite photo supplémentaire...

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15.08.2011

Un mois sans billet...

Ca n'était jamais arrivé... Mais entre dlmds (on manque de rédacteurs, alors qu'attendez-vous ? Postulez !!!) et peintures-émois (sans oublier la femme et les gosses...), je suis très occupé. Allez, on va prendre quand même quelques minutes pour parler de Relient K

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A Bordeaux pour une expo dont on reparlera bientôt en un autre lieu, je tombe sur un disquaire d'ocaz. La présence de l'excellent premier album de It's Jo and Danny dans le bac des CD à 1 € m'incite à fouiller un peu. Une pochette (j'ai la verte en bas à droite) et un titre rigolo (Two Lefts Don't Make A Right... But Three Do, on peut difficilement plus vrai)(je vous laisse tourner pour vous en convaincre), un nom de groupe m'évoquant vaguement quelque chose, et je repars avec le troisième album d'un groupe de... power/pop/punk chrétien...

 

Bon, si on ne va pas sur Wiki (et qu'on ne cherche pas à écouter les paroles)(d'un autre côté, ça ne m'est pas venu à l'idée d'essayer, donc peut-être qu'en fait ça ne serait pas évident non plus), il n'est pas évident que le groupe est chrétien. On fait ici dans de la power-pop gentiment musclée (tendance pop-punk quoi) quelque-part entre Blink-182 et American Hi-Fi. Le genre de trucs que des milliers de groupes ricains ont fait dans la première moitié des 00's. C'est plutôt efficace, parfois risible tellement c'est cliché (ah, les riffs introductifs de 'Trademark'...) et daté mais au boût d'une heure, on ne s'est pas ennuyé une seule minute. Comme quoi, ils font ça bien... La musique parfaite pour American Pie 13 en fait (ah, ils sont chrétiens, peut-être pas alors...)

 

Label : Gotee

Année de sortie : 2003

Nombre de morceaux : 15

Durée : beaucoup

 

Morceau préféré : 'Hoopes i did it again' (si si, c'est un vrai titre)

Bilan : SYMPA (mais si...)(...on a gardé une âme d'enfant)

15.07.2011

J'écoute toujours de la musique de merde...

Plus de trois semaines sans donner de nouvelles (mais vous croyez quoi ? Que les vacances c'est des vacances ? En plus il faut gérer dlmds qui manque de rédacteurs (mais qu'attendez-vous pour postuler ?)) et tout ça pour vous parler de... InMe ! Qui ça diront les bienheureux n'ayant jamais entendu parler du groupe de Brentwood. Mon dieu diront sans doute les autres... Et en plus c'est pour évoquer un Best Of...

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J'avais découvert InMe sur une compilation gratuite envoyée (oui, à l'époque on vous envoyait un vrai CD dans votre vrai BAL, incroyable non ?) par le label / webzine Organ et où aucun autre groupe ne m'a laissé un souvenir à par les trop vite disparus The Junket et Ciccone. Et je n'ai jamais compris :

 1. pourquoi le groupe a souvent été source de moquerie dans son pays malgré un succès fort honorable pour un groupe de ce genre

2. pourquoi il est resté totalement inconnu dans nos vertes contrées.

 

Pour le 1., j'aurais bien une réponse, qui vaut ce qu'elle vaut, soit le fait que le chanteur du groupe semblait plaire au public féminin (ça a aussi couté cher aux Stereophonics par exemple, du moins d'un point de vue critique), l'autre possibilité étant que le groupe était trop mou pour les fans de métal et trop brutal pour les indie kids. Pour le 2. on mettra ça sur le dos d'un label vite disparu et d'un genre, le indie-grunge-métal pas forcément en phase avec le public français.

 

Bon, et cette compilation ? Eh bien elle comprend 15 titres répartis en trois morceaux tirés de chacun des quatre albums du groupes (dont on est pas trop sûr de comprendre comment ils ont été choisi exactement, vu que certains n'ont rien de "best") et trois inédits 'Bury me death beneath your skin', 'Thanks for believing me' et 'Saccharine Arcadia'. Et deux conclusions s'imposent : 1. le groupe fait la même chose depuis 10 ans soit 80% de brulots pop/métal avec beuglements BCBG suraigus, riffs gras et passages à hurler en choeur etv 20% de ballades pop/métal avec beuglements BCBG... 2. il n'a jamais réussi à faire mieux que ses premiers singles, présents ici, 'Underdose', 'Firefly' et 'Crushed like fruit' qui semblent avoir servi de modèle à tout le reste de leur discographie. Reste qu'à l'exemple d'un 'Single of the weak' (c'est pas beau de copier les vannes d'American Hi-Fi) ce qu'on ne peut que qualifier de power-metal se consomme avec délectation si on n'est pas totalement rétif à ce genre de choses...

 

Label : Graphite

Année de sortie : 2010

Nombre de morceaux : 15

Durée : 62:26

 

Morceau préféré : 'Firefly'

Bilan : BON

22.06.2011

Une bien drone d'idée...

Sortir deux disques du même artiste en même temps (ou presque) n'est pas une nouveauté. Ce n'est pas forcément non plus la meilleure solution pour faire parler de soi, comme l'avait experimenté par exemple Lush en sortant le même jour deux singles annonciateurs d'un Split qui marcha nettement moins bien que son inquiétant prédécesseur. Alors quand il s'agit des deux premières références d'un tout nouveau label...

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Mais ne boudons pas notre plaisir, c'est plutôt une très bonne nouvelle que de retrouver Henryspenncer après un To The Timeless Valley de très haute tenue et de découvrir en compagnie de son 'The Amazon' le groupe Among The Bones avec un 'Pyramide of Sacrifice' aussi excellent que son titre. Deux très longs morceaux. Deux démonstrations totalement différentes de tout ce que l'on peut créer comme émotions ou comme textures, tout ce qu'on peut évoquer comme ambiances ou comme paysages, avec une musique instrumentale ambient / drone. Une richesse infinie qu'on découvre un peu plus à chaque écoute, à la fois intellectuelle et sensorielle. Un bien bel EP...

 

Alors on n'hésite surtout pas à aller se commander tout ça chez Bookmaker Records ou à se rendre chez les bons disquaires...

12.06.2011

Arrivera-t-il à se faire un nom ?

Ou comment tout faire pour être sûr que l'on ne parlera pas de vous. Non, parce qu'avoir été le bassiste de Symposium ne risque pas de suffire (d'autant qu'il s'est écoulé 9 ans entre la fin du groupe et l'arrivée de cet album) pour mettre votre nom imprononçable sur toutes les lèvres... Mais bon, intéressons nous donc plutôt à ce premier opus de Wojtek Godzisz paru il y a déjà presque deux ans.

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La pochette est trompeuse, il ne s'agit ici pas de folk boisé ou de hippie sur le retour. Enfin, pas vraiment. Ou pas tout le temps. Et c'est bien le poblème principal de ce premier album qui ne sait jamais trop où il va, hésitant entre singer/songwriter traditionnel et indie-rock un peu noisy... traditionnel. Les instruments et les invités se multiplient, les chansons font preuve d'un indéniable savoir faire et sont régulièrement franchement bien foutues, mais on ne sait jamais trop où le mec veut aller. Et comme le chant est un peu limite, difficile de s'enthousiasmer pour un disque honorable mais dépourvu de toute étincelle.

 

Label : Tiger Trap

Année de sortie : 2009

Nombre de morceaux : 11

Durée : 40:14

 

Morceau préféré : 'The Book of the Law'

Bilan : SYMPA

04.06.2011

Est-ce que les baleines se cachent pour dormir ?

Vous vous demandez peut-être comment je fais pour choisir les disques dont je parle sur dlmds. Eh bien en fait c'est très simple : si j'ai une idée, j'y fais un billet ; si j'ai une demi-idée un post-it ; si j'en ai aucune et que le disque ne m'enthousiasme pas, je ne dis rien. Et si je n'en ai aucune mais que j'aime vraiment le disque, je finis des mois plus tard par en parler sur jécoute. J'exagère un peu mais pas tellement... Donc voilà, l'album de Sleep Whale est vachement bien mais ça fait un an et demi que je ne sais pas quoi dire dessus...

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Il vous en faut un peu plus... z'êtes exigeants, vous... Alors, voilà, il semblerait que Sleep Whale soit un duo texan composé de Joel North (également Northern, Mom et Sunnybrook) et Bruce Blay (Mom, Balmorhea) accompagné de quelques amis comme Spencer Stephenson (Abacus) ou Hunter Johnston (Matthew & the Arrogant Sea, Kyoo & The Hearts Abandoned) (dingue comment tout musicien américain joue dans au moins trois groupes différents) (dont je ne connais rien en général...) et ce Houseboat serait leur premier album après un EP paru lui aussi chez Western Vinyl.

 

Ce que c'est comme genre de musique ? Mais j'en sais rien moi, vous avez de ces questions ! C'est un peu comme Balmorhea, un peu folk et un peu post-rock à la fois, sauf qu'en plus c'est vaguement électronica. Post-folktonica ou un truc comme ça quoi... Sauf qu'il n'y a pas deux morceaux qui se ressemblent. Parfois on a l'impression qu'ils veulent imiter le chant des baleines avec des instruments traditionnels. D'autres fois qu'ils souhaitent nous faire toucher la quiétude de l'ouest sauvage avec du bluegrass transformé en ambient ('Make another picture'). Il y a de très beaux passages de violon, des moments calmes et d'autres plus entraînants, mais toujours un petit côté raffiné et luxuriant qui donne envie d'y revenir. Ne manque qu'un chant un peu plus présent (c'est quasi-instrumental) et vraiment marquant...

 

Label : Western Vinyl

Année de sortie : 2009

Nombre de morceaux : 13

Durée : 43:07

 

Morceau préféré : 'We were dripping'

Bilan : BON

28.05.2011

De la stéréo en live

J'ai déjà parlé en d'autres lieux des différents singles des suèdois de Mono Stereo (ici,  ou ). Et bien ces jeunes gens ont également sorti un Live EP distribué gratuitement aux fans et que l'on peut trouver sur Bandcamp, excellente occasion de parler d'eux avant l'arrivée d'un album qu'on n'en peut plus d'attendre.

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A mi-chemin de la britpop la plus pleine de morgue et du shoegaze le plus noisy (même si étrangement un des deux genres a totalement supplanté l'autre dans les 90's, les deux n'étaient pas incompatibles, n'est ce pas Lush (ou Ride)), nos suèdois alignent depuis une paire d'années les tubes potentiels avec un bien bel entrain. Ces quatre titres enregistré à Malmö en juin 2009 montrent le groupe usant et abusant de l'onanisme guitaresque, hésitant sans cesse entre JAMC et MBV. Le son fait un peu bouillie par moment (l'effet enregistrement concert ?) et il manque un peu les mélodies dévastatrices auxquelles le groupe nous a habitué, mais ça reste du vraiment très bon, qui donne envie de voir le groupe sur scène par chez nous au plus vite.

 

 

http://monostereo.se

http://www.myspace.com/monostereomalmo