01.01.2012

Un peu de choucroute pour digérer ?

Je ne sais pas ce qui m'a pris, mais depuis hier soir je m'ingère le Winter Woman / Holy Ghost Language School de Matthew Friedberger, qui bien qu'amateur des Fiery Furnaces, m'avait totalement échappé à sa sortie il y a cinq ans et à sa ressortie (avec quatre titres bonus...) il y a deux ans. Pas sûr qu'il était nécessaire de combler cette lacune... ni de se procurer les vinyles de son projet Solos...

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Car là où Eleanor nous a offert cet été un Last Summer dépourvu des habituels tics du duo et du coup un peu propret, le Matthew, lui, ose tout, expérimente à fond dans les sonorités, les rythmes, l'utilisation de sa voix... pendant 33 titres et plus de deux heures vingt de musique... et de bruits divers. Ce gloubiboulga parsemé de moments brillants comme de passages infâmes se révèle pour le moins lourd et indigeste. Et on se demande s'il faut crier au génie ou à l'arnaque. Tiens, on va crier "Gaviscon" plutôt...

 

Label : Thrill Jockey

Année de sortie : 2009 (parution originale 2006)

Nombre de morceaux : je l'ai dit dans le texte

Durée : ça aussi

 

Morceau préféré : ???????????????????????

Bilan : BEURP

 

Allez, bonne digestion et bonne année 2012 à tous !

15.08.2011

Un mois sans billet...

Ca n'était jamais arrivé... Mais entre dlmds (on manque de rédacteurs, alors qu'attendez-vous ? Postulez !!!) et peintures-émois (sans oublier la femme et les gosses...), je suis très occupé. Allez, on va prendre quand même quelques minutes pour parler de Relient K

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A Bordeaux pour une expo dont on reparlera bientôt en un autre lieu, je tombe sur un disquaire d'ocaz. La présence de l'excellent premier album de It's Jo and Danny dans le bac des CD à 1 € m'incite à fouiller un peu. Une pochette (j'ai la verte en bas à droite) et un titre rigolo (Two Lefts Don't Make A Right... But Three Do, on peut difficilement plus vrai)(je vous laisse tourner pour vous en convaincre), un nom de groupe m'évoquant vaguement quelque chose, et je repars avec le troisième album d'un groupe de... power/pop/punk chrétien...

 

Bon, si on ne va pas sur Wiki (et qu'on ne cherche pas à écouter les paroles)(d'un autre côté, ça ne m'est pas venu à l'idée d'essayer, donc peut-être qu'en fait ça ne serait pas évident non plus), il n'est pas évident que le groupe est chrétien. On fait ici dans de la power-pop gentiment musclée (tendance pop-punk quoi) quelque-part entre Blink-182 et American Hi-Fi. Le genre de trucs que des milliers de groupes ricains ont fait dans la première moitié des 00's. C'est plutôt efficace, parfois risible tellement c'est cliché (ah, les riffs introductifs de 'Trademark'...) et daté mais au boût d'une heure, on ne s'est pas ennuyé une seule minute. Comme quoi, ils font ça bien... La musique parfaite pour American Pie 13 en fait (ah, ils sont chrétiens, peut-être pas alors...)

 

Label : Gotee

Année de sortie : 2003

Nombre de morceaux : 15

Durée : beaucoup

 

Morceau préféré : 'Hoopes i did it again' (si si, c'est un vrai titre)

Bilan : SYMPA (mais si...)(...on a gardé une âme d'enfant)

04.06.2011

Est-ce que les baleines se cachent pour dormir ?

Vous vous demandez peut-être comment je fais pour choisir les disques dont je parle sur dlmds. Eh bien en fait c'est très simple : si j'ai une idée, j'y fais un billet ; si j'ai une demi-idée un post-it ; si j'en ai aucune et que le disque ne m'enthousiasme pas, je ne dis rien. Et si je n'en ai aucune mais que j'aime vraiment le disque, je finis des mois plus tard par en parler sur jécoute. J'exagère un peu mais pas tellement... Donc voilà, l'album de Sleep Whale est vachement bien mais ça fait un an et demi que je ne sais pas quoi dire dessus...

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Il vous en faut un peu plus... z'êtes exigeants, vous... Alors, voilà, il semblerait que Sleep Whale soit un duo texan composé de Joel North (également Northern, Mom et Sunnybrook) et Bruce Blay (Mom, Balmorhea) accompagné de quelques amis comme Spencer Stephenson (Abacus) ou Hunter Johnston (Matthew & the Arrogant Sea, Kyoo & The Hearts Abandoned) (dingue comment tout musicien américain joue dans au moins trois groupes différents) (dont je ne connais rien en général...) et ce Houseboat serait leur premier album après un EP paru lui aussi chez Western Vinyl.

 

Ce que c'est comme genre de musique ? Mais j'en sais rien moi, vous avez de ces questions ! C'est un peu comme Balmorhea, un peu folk et un peu post-rock à la fois, sauf qu'en plus c'est vaguement électronica. Post-folktonica ou un truc comme ça quoi... Sauf qu'il n'y a pas deux morceaux qui se ressemblent. Parfois on a l'impression qu'ils veulent imiter le chant des baleines avec des instruments traditionnels. D'autres fois qu'ils souhaitent nous faire toucher la quiétude de l'ouest sauvage avec du bluegrass transformé en ambient ('Make another picture'). Il y a de très beaux passages de violon, des moments calmes et d'autres plus entraînants, mais toujours un petit côté raffiné et luxuriant qui donne envie d'y revenir. Ne manque qu'un chant un peu plus présent (c'est quasi-instrumental) et vraiment marquant...

 

Label : Western Vinyl

Année de sortie : 2009

Nombre de morceaux : 13

Durée : 43:07

 

Morceau préféré : 'We were dripping'

Bilan : BON

25.01.2011

Il ne faut pas le perdre...

Au milieu de la horde de disques sortant chaque semaine, il y en a une énorme quantité qui passe inaperçue. Comment l'album de Le Face est arrivé entre mes mains n'a aucune importance, ce qui est sûr c'est qu'il est malheureux que l'on en ait pas plus parlé...

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Que trouve-t-on alors dans ce Isolation ? Du post-punk qui n'aurait pas oublié que dans ce mot il n'y aurait pas que post. Du garage lo-fi, particulièrement destroy et basique mais étrangement entraînant. De la noise, qui n'aurait pas oublié ce qu'une mélodie simple peut apporter à des instruments déchaînés. Bref, c'est sauvage, hypnotique, brutal mais totalement délicieux et finalement nettement plus excitant que Wavves, No Age, Male Bonding, Abe Vigoda...

 

Label : Dead Beat Records

Année de sortie : 2009

Nombre de morceaux : 13

Durée : 26:06

 

Morceau préféré : 'Salvador Dali'

Bilan : EXCELLENT

 

PS : allez télécharger la discographie de Tupolev Ghost comme on vous le dit sur DLMDS.

19.01.2011

JD peut provoquer des blessures graves...

Le cadavre du post-punk doit être drôlement en putréfaction pour qu'autant de corbeaux le grignotent de toutes parts : on a le corbeau qui a senti la proie en premier (Interpol), le corbeau qui a suivi le premier corbeau (Editors), le corbeau américain particulièrement noir (Wilderness), le corbeau français particulièrement noir (Frustration), le corbeau qui a mis tellement de maquillage qu'on est mort de rire (White Lies)...

 

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Le duo et couple Blessure Grave constitué de Reyna Kay et T. Grave (non, ce n'est pas un jeu de mots) est semble-t-il déjà séparé et niera sans doute comme tout le monde (oui, j'aime les procès d'intention et j'ai mauvais esprit, d'autant qu'en cherchant un peu sur le net, ils avouent tout) avoir écouté un jour Joy Division, les Cure, les Chameleons, Killing Joke ou Echo & the Bunnymen. Pourtant on retrouve des boûts de tout ça durant les 16 titres de ce premier (et donc a priori dernier) album.

 

Et il faut dire qu'ils font ça plutôt bien même si on aimerait franchement un peu d'idées neuves. Je pense que vous voyez bien le genre de voix dont il s'agit et sur quels effets de guitares et de synthé vintage vous allez tombé si vous tentez d'écouter ce Judged by twelve carried by six. L'intérêt que vous lui porterez dépendra de votre tolérance au genre. C'est sombre et hypnotique, mais déjà entendu en mieux, par exemple chez Wilderness. Quelques morceaux plus particulièrement réussis comme 'The Cycle', 'Changes in the darkness' ou 'Hindsight' permettent néanmoins de dépasser la moyenne et on aurait aimé que le monsieur laisse un peu plus de place à la dame.

 

Label : Alien 8

Année de sortie : 2010

Nombre de morceaux : 16

Durée : 45:14

 

Morceau préféré : 'Changes in the darkness'

Bilan : SYMPA

04.01.2011

Les daubes de l'année : Blonde Redhead

(oui, je sais, 2011 a commencé, je suis en retard)

 

Alors que le dernier Blonde Redhead a trouvé le moyen de s'immiscer dans quelques tops de fin d'année des plus sérieux, il a aussi été conspué par nombre d'anciens fans. Est-on un vieux con parce que l'on ne supporte pas de voir un groupe qu'on aimait tant passer de Sonic Youth à Stina Nordenstam (au hasard, juste pour inciter ceux qui ne connaîtraient pas la grande dame à aller immédiatement se procurer ses albums) ? Certes non, le problème n'est pas que les BR ne soient plus un excellent épigone de SY (ce qu'ils n'étaient d'ailleurs plus depuis un moment) mais qu'ils soient devenus des clones tristes de tout un tas de trucs.

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Car après son album "pop" (pas forcément de rêve mais déjà très critiquable), le groupe nous présente Penny Sparkle son album folk / newage / nugaze (oui, tout ça à la fois, quelle idée !) et sans aucun doute la première tache dans une discographie jusqu'ici sans réel accroc. Dépassés sur la voie sonique pas des Deerhoof (entre autres...) plus excités et constatant que la voie dreamy etait devenue pour le moins embouteillée, Kazu et ses boys ont trouvé une autre voie : certains trouveront que c'est la voie véhicule lent mais on l'apparenterait plutôt à une voie de garage...

 

Parce qu'on se fait chier grave du début à la fin à l'écoute d'un disque qui fait penser à ces nombreux albums de folk nordiques bien barrés (genre de chez Fonal Records) dont on aurait remplacé toute l'instrumentation délurée par des nappes de synthé et de guitare toutes pourries - toutes ralenties et le chant dépaysant par les couinements de Kazu. Alors certes, ce n'est pas une merde immonde. La preuve, si on ne met pas le son trop fort, on ne se rend même pas compte que le disque passe... M'enfin on attendait autre chose de Blonde Redhead que de devenir un bruit de fond ou de la musique d'ascenseur...

 

Label : 4AD

Année de sortie : 2010

Nombre de morceaux : 10

Durée : 43:59

 

Morceau préféré : /

Bilan : BOF

 

Les daubes 2010 précédentes :

Marnie Stern

The Vaselines

British Sea Power

Tired Pony

Prologue (mis à jour)

28.12.2010

Les daubes de l'année : Marnie Stern

Ma chère Marnie,

 

tu sais, dans le fond je t'aime bien et c'est pour ça que je te suis depuis ton premier album. J'imagine que ça doit pas être évident pour une meuf dans un milieu aussi macho que le r'n'r de prouver que tu peux branler ta gratte mieux que n'importe quel pecno. C'est pour cela que malgré leurs défauts, j'aimais bien In Advance of the Broken Arm et This Is It and I Am It and You Are It and So Is That and He Is It and She Is It and It Is It and That Is That (ce nom, Marnie, ce nom...). Et puis KRS comme label et Zach Hill à la batterie (même s'il joue presque pour tout le monde de nos jours), ça en jette quand même.

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Mais là, non, c'est plus possible. Tu cherches à faire quoi sur ce Marnie Stern exactement ? Prouver que tu n'es pas fichu d'écrire une chanson potable ? Check. Prouver que tu n'as pas de voix et que tes cris d'orfraie peuvent casser les oreilles même aux plus dévoués de tes fans ? Check. Montrer qu'une femme peut autant qu'un mec se vautrer dans la masturbation riffesque jusqu'à en être pitoyable ? Check. Et je ne parle même pas des claviers...

 

Tu vaux plus que ça, Marnie. Plus que cette bouillie mi-noise mi-math-rock qui n'est ni excitante, ni entraînante ni même... réellement bruyante en fait. Juste vide, techniquement impeccable mais sans réel intérêt. T'es pas jolie quand tu fais la gueule, Marnie, alors reviens nous vite pleine d'énergie et de joie, c'est comme ça qu'on t'aime.

 

Label : Souterrain Transmission

Année de sortie : 2010

Nombre de morceaux : 10

Durée : 34:03

 

Morceau préféré : /

Bilan : MERDE

 

Les daubes 2010 précédentes :

The Vaselines

British Sea Power

Tired Pony

Prologue (mis à jour)

07.11.2010

Power Duel

Deux groupes que presque tout oppose : l'un est californien et glisse lentement sur la pente savonneuse qui amène vers l'oubli depuis un premier single tubesque au titre prophétique ('Flavor of the Weak' mais 'The Art of Losing c'était bien aussi dans le genre...) ; l'autre est anglais, multiplie depuis leur sublime premier single 'Terry' les petits labels (différents dans chaque pays en plus !) et peine à se créer une fanbase solide, à part en Espagne et au Japon (qui a dit comme tout le monde). Ce qui les rassemble ? Un quatrième (déjà !) album sorti il y a quelques semaines et un genre un peu désuet, la power-pop.

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Je garde une tendresse particulière pour Farrah, découvert par hasard sur la seule fois de leur sortie sur un micro-label que j'appréciais fort à l'époque et vu deux fois, la deuxième sur une péniche quasi-totalement vide... Le groupe a toujours le sens des mélodies qui coulent de source, une bonne humeur ultra-communicative (oui, il m'arrive d'aimer des trucs funs) et l'immense avantage d'avoir un chanteur à la voix charmeuse, chaude et cool. Pour ce nouveau disque (mais pourquoi l'avoir appelé Farrah, les gars, Moustache c'était quand même autrement mieux ! Il y a une loi forcant les groupes ayant roulé leur bosse à donner leur nom à un de leurs albums ou quoi ?), le groupe a quasi enlevé les rythmes les plus enlévés, au profit d'une pop légère allant de l'imitation Beatles à la ballade sirupeuse mais pas trop. Ca ne casse pas trois pattes à un canard mais ça s'écoute avec plaisir et le sourire. Que demande le peuple ?

 

Label : Lojinx

Année de sortie : 2010

Nombre de morceaux : 12

Durée : 43:21

 

Morceau préféré : 'Swings & Roundabouts'

Bilan : BON

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Si Farrah semble avoir molli avec le temps, les deux premiers morceaux du American Hi-Fi nous font imaginer un groupe ayant décidé de muscler son jeu, les yeux braqués vers le pop-punk. En fait tout ce Fight The Frequency passe son temps à ralentir et à accéler, alternant titres bien nerveux (le 'Fight The Frequency' introductif rappelle 'Seether' de Veruca Salt (pas une surprise vu que Stacy Jones en fut le batteur) alors que 'Frat Clump' fait penser à 3CR), power-pop entraînante comme sur les "tubes" du groupe ('Lost', 'A Taste For Crime') et ballades ('Where Love Is A Lie'). Le plus rigolo reste que cette diversité s'avère finalement plus fatiguante que le beaucoup plus homogène, en partie à cause du chant de Stacy Jones, pas désagréable le temps de quelques morceaux, mais un peu ennuyeux sur la longueur. Et si finalement American Hi-Fi n'était qu'un groupe de singles ?

 

Label : Hi-Fi Killers

Année de sortie : 2010

Nombre de morceaux : 12

Durée : 44:06

 

Morceau préféré : 'Lost'

Bilan : SYMPA

26.09.2010

Ils n'en resteront pas là

En attendant de réussir à trouver leur nouvel opus qui sort ces jours-ci, intéressons-nous à Standby, le premier album des floridiens Ex-Norwegian sorti l'an dernier.

 

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Derrière cette pochette franchement mocharde (non, sérieux, qui achètera ça en tombant dessus chez son disquaire ?) se cache un disque totalement dans l'air du temps avec une recette à forte dose d'influences 60's moulinées avec des ingrédients C-86 / shoegaze revenus très à la mode. C'est frais et gourmand (je fais mon Lignac si je veux) mais faut-il préférer cette cuisine à celle d'un des chefs étoilés du moment, genre Pains of Being Pure at Heart ?

 

D'abord la grande cuisine n'empêche pas d'apprécier manger au bistrot. Ensuite nos floridiens passent leur temps à nous surprendre en ne restant jamais où on les attend et en naviguant entre les genres (on passe de powerpop 70's à guitare 90's) et les ambiances (quel rapport entre le très bouge-ton-cul 'Dance Trance Pants' ou le très mélancolique 'Don't Bother' ?). Même vocalement, on peut passer du crooner sombre au poppeux gouleyant. Et ce patchwork marche, sans doute parce qu'il y a ici une totale absence de prétention et une capacité à écrire des chansonnettes aussi courtes et légères qu'entraînantes.

 

Fans de musiques pseudo-intellectualisantes, passez votre chemin et laissez ce Standby aux amateurs de pop bien fun. Où ces jeunes (?) gens vont-ils maintenant aller dans leur prochain Sketch ? On est très curieux de le savoir...

 

Label : Dying Van Gogh

Année de sortie : 2009

Nombre de morceaux : 12

Durée :

 

Morceau préféré : Something Unreal

Bilan : SYMPA

04.07.2010

Belly - baby silvertooth

Le genre de disque que je n'ai jamais su où ranger. Avec les singles / Eps dont il reprend les morceaux ? Avec les albums étant donné que c'est une compil, même si elle n'est sortie que dans un seul pays ? Mais bon, cela date d'une époque révolue où les japonais non seulement ajoutaient des titres aux albums mais sortaient des disques regroupant les singles, morceaux extraits de B.O, tributes... et où en plus on les trouvait chez les disquaires parisiens à un prix raisonnable !!!

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Baby Silvertooth reprend donc la plupart (pas tous apparemment, mais les informations trouvées sur le net à ce sujet restent parcellaires) des titres provenant des premiers singles et EP de Belly. On y retrouve aussi un titre comme le 'It's not unusual' rendu célébre par Tom Jones (c'était l'énigme de la dernière fois) enregistré, semble-t-il pour le film With Honors (Avec les félicitations du jury en français si j'en crois us.imdb) dont j'ignorais totalement l'existence.

 

Alors ? Eh bien pour une compilation cela fonctionne plutôt bien, au point que d'excellents morceaux de Star comme 'Gepetto' ou 'Feed the tree' ne dominent absolument pas le reste. Il y a là une étonnante cohérence orchestrale qui montre bien un groupe alors au sommet de son art, capable aussi bien de s'approprier des chansons absolument pas dans son univers (en plus du 'It's not unusual' on trouve 'Trust in me' et 'Hot Burrito #1') que d'écrire des faces B franchement épatantes comme 'Dream on me' ou 'Sexy S.'. Pas un vrai album, mais un vrai bon disque.

 

Label : 4AD

Année de sortie : 1994 (ou 1993 selon les sources)

Nombre de morceaux : 9

Durée : 34:38

 

Morceau préféré : 'Trust in me'

Bilan : BON

 

LE JEU :

 

Seul Thomas a trouvé (mais il faudrait maintenant qu'il réussisse à utiliser la bonne adresse mail) 'It's not unusual' alors faites un effort pour trouver (et pour 2 points) quel morceau du prochain album (toujours du même groupe) est évoqué par ceci :

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On répond en envoyant un mail à cette adresse avant le jeudi 8 juillet à 20:00.

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