15.05.2010

I've got a crush on them

Parfois je me demande si certains (non, je ne pense à personne en particulier Thomas) n'ont pas raison en pensant que j'écoute trop de post-rock dépressif et comment ma femme fait pour supporter (pas toujours plus de 2 morceaux...) tous ces trucs -je cite- "super-lents", "super-chiants" et "qui se ressemblent tous". Et puis je tombe sur un album comme ce 'epilogue in waves' (rien que le titre était pour moi...) et je suis de nouveau amoureux du genre.

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Je n'avais jamais entendu parler de Bitcrush juste avant de tomber sur cet album parmi les soldes d'un de mes magasins de disques habituels. Mais entre son titre, sa pochette et son label, n5MD où l'on retrouve aussi Port-Royal, SubtractiveLAD, Last Days ou Lights Out Asia, il m'était difficile de ne pas craquer. Et comme prévu, je me retrouve avec un album naviguant entre post-rock et ambient. Mais qu'a-t-il de plus que les autres, pourquoi est-ce que je lui trouve une beauté telle qu'elle m'a incité à écouter plus un album datant de plus de deux ans que le tas de nouveautés empilées près de la chaîne ? Difficile à dire...

 

Des envolées de guitares particulièrement lyriques ('pearl') ? Des passages de post-rock apaisé et mélodique ('an island, a penninsula') comme Sigur Ros désespère d'être encore capable d'en écrire ? Des moments d'ambient ('of days') organiques et jamais abstraits ? Quelques lignes de chant éthérés et reposants ? Oui, tout ça et plein d'autres choses encore. Ce qui ressort en fait, c'est cette impression d'être immergé dans une mer de sons réconfortante et absorbante comme seul l'album d'Aarktica me l'avait fait ressentir récemment. Bitcrush vient de sortir un nouvel album, on en reparle sans doute bientôt...

 

Label : n5MD

Année de sortie : 2008

Nombre de morceaux : 10

Durée : 54:07

 

Morceau préféré : 'an island, a penninsula'

Bilan : EXCELLENT

14.05.2010

Ouais un billet !!!!!!!!!!!!!!!

Eh oui, incroyable, ce blog revient à la vie. Et je vais tenter de le maintenir ainsi (si si si, c'est une promesse, mais je garde les "nouveautés" pour DLMDS) ! Et pour commencer une petite (on va commencer court hein, d'autant que là, il n'y a pas 150 milliards de trucs à dire) chronique avec le nouvel album de The Shazam.

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Que dire de plus que The Shazam fut pendant une décennie un groupe Rainbow Quartz. En gros (allez jeter une oreille aux groupes de ce label...) un combo bloqué quelque part à la fin des 60's et dont le comble de la modernité doit être Cheap Trick (ce qui n'est pas un reproche, loin de là, mais un simple constat) et la perception de Big Star que ce sont de dangereux révolutionnaires présentant un danger pour le futur de la musique.

 

Voilà donc un album de power-pop tellement daté qu'il en devient intemporel. Pas un seul moment on a l'impression d'être en 2010 (ni en 2000 ou en 1990 d'ailleurs...) ni d'entendre le moindre morceau original. Pourtant, on serait bien en peine de dire à qui ressemble exactement chaque morceau de The Shazam (citer 50 noms serait à la fois plus facile et très faux...) tellement ils ont réussi en 10 ans de carrière (et un gros paquet d'albums) à affirmer leur propre identité dans leur propre petite niche. Tout juste peut-on dire que ce Meteor a tendance à être un peu plus lourd au niveau des guitares que ses prédécesseurs et que du coup l'ambiance s'y révèle bien plus pesante...

 

Label : 50 Foot

Année de sortie : 2010 (2009 en digital)

Nombre de morceaux : 11

Durée : 38:00

 

Morceau préféré : 'Don't Look Down'

Bilan : BON

 

 

27.02.2010

Ils n'y vont pas doucement

Ne vous fiez pas à leur nom, The Lows ne font pas dans la douceur. Tous membres de la scène hardcore américaine depuis des années, ils affichent comme influences des groupes comme Deftones, Glassjaw ou Cave In auxquels on ajoutera les anglais de Hundred Reasons qu'ils rappellent à bien des égards. Dans tous les cas ce In Waves sera sans nul doute assez haut dans mes albums noisy de l'année...

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Derrière cette magnifique pochette digne d'une série B, se cache un album que l'on qualifiera, absolument pas péjorativement de série B. Mais de série B de luxe, bien foutue et péchue, que l'on prendra plaisir à voir et à revoir (enfin à réécouter dans le cas présent). Si le chant évoque bizarrement Depeche Mode quand il ne se met pas à hurler un bon coup, on est musicalement dans du post-hardcore des plus classiques, capable de flirter avec la ballade indie-rock pour mieux vous surprendre les oreilles par des murs de guitare les plus soudains. Le point fort du groupe étant de toujours trousser des mélodies habiles même derrière les passages les plus brutaux, difficile de résister, d'autant que l'album sait ne pas s'attarder sur la platine, conscient qu'un bon disque de ce genre doit être court et nerveux.

 

Et l'argument imparable pour vous convaincre (à moins d'être totalement réfractaire à toute musique un peu bruitiste) : l'album est totalement gratuit ici !

 

Label : /

Année de sortie : 2010

Nombre de morceaux : 8

Durée : 27:23

 

Morceau préféré : 'Anywhere But Here'

Bilan : BON

22.11.2009

Pour partir à la pêche...

Ce blog a été un peu laissé à l'abandon ces 10 derniers jours (il n'y a même pas eu de Vendredi c'est vieillerie il y a deux jours, c'est dire !) alors je vais tenter de m'y remettre un peu...

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Il y a des groupes que l'on découvre au hasard d'un Myspace, d'un blog, d'un zine... ou d'un festival comme ces Fishermen Three entendus pour la première fois au Festival Mo'Fo et qui m'avait immédiatement conquis par leur mélange de pop ludique et d'americana. Neuf mois plus tard, leur album 'Rosina On Every Balcony', acheté immédiatement sur place et dont la distribution est restée longtemps confidentielle avant qu'il ne soit enfin disponible depuis octobre beaucoup plus facilement, n'a cessé de revenir sur ma platine ces neuf derniers mois, et cela toujours avec un grand plaisir. Il est donc largement temps d'y consacrer quelques mots !

 

Amis de l'originalité, de l'expérimentation à tout crin et des guitares qui tachent, passez votre chemin, il n'y a rien de tout cela ici. Ce que vous y trouverez, c'est un chant plaisant et délicat, posant finement ses textes sur des mélodies simples. Ce sont des guitares tantôt countrysantes, tantôt hawaïennes mais toujours impeccables. Ce sont des chansons qui respirent l'Amérique tout en se situant parfaitement dans une Internationale Folk qui irait de Herman Düne aux Silver Jews en passant par The Tiny. C'est un de ces petits plaisirs simples de la vie qui font qu'elle mérite d'être vécue.

 

Pas suffisant me diront les plus difficiles et les plus basés. Qu'ils aillent écouter les envolées de 'Danny' et de ses cuivres. Qu'ils tentent de ne pas se déhancher à l'écoute d'un 'Up Up Up' qui a sans doute fait saliver d'envie un Ben Kweller en mal de Sha Sha s'il a eu la chance de l'écouter. Qu'ils essayent de rester insensibles au mélange de mélancolie et d'humour d'un 'Living in a Graveyard'. En bref s'ils me trouvent un album sorti cette année capable de mêler aussi bien lo-fi et harmonies fines, capable d'être aussi immédiat tout en continuant à révéler ses richesses après des dizaines d'écoutes, eh bien qu'il me fasse signe.

 

Pas un grand disque, non, tant il reste sur des chemins balisés depuis 30 ans, mais un disque que le talent et la sincérité de ses auteurs rend diablement sympathique et qui vous rend facilement accro.

 

Label : Hype City Recordings

Année de sortie : 2009

Nombre de morceaux : 10

Durée : 35:17

 

Morceau préféré : 'Up Up Up'

Bilan : BON

 

PS : il est chaudement recommandé d'aller lire le billet d'Arbobo par ici !

 

21.07.2009

A la vie

Il n'y avait sans doute la place en 2008 que pour un seul groupe proposant une musique lente et minimaliste sur un chant féminin crépusculaire. Et le succès (tout relatif mais à coup sûr critique) fut pour Grouper, et c'était bien mérité vu que cela faisait des années qu'ils sortaient des bons disques dans un quasi-anonymat.

 

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Malheureusement, pendant ce temps là, personne (ou presque) n'a parlé de Ala Muerte, en fait essentiellement le projet solo de Bianca Bibiloni qui y joue la plupart des instruments. D'ailleurs la comparaison avec Grouper est assez superficielle : si certains morceaux comme 'she' sont assez similaires par leur côté calme à l'extrême, éthéré et introspectif, il y a chez Ala Muerte beaucoup plus de variations dans les rythmes et les instrumentations (la demoiselle joue de très nombreux instruments) ainsi qu'un vrai désir d'écrire des chansons et pas seulement des ambiances.

 

En fait, ce disque qui navique dans les eaux troubles d'un dark folk lent évoque plutôt une version apaisée et optimiste du 'Evangelista' de Carla Bozulich (excellent album mais très éprouvant) ou certains albums de Swans. Ca et là, on trouve en effet quelques touches sud-américaines qui apportent un peu de lumière tandis que le chant laisse transparaître par moment une sorte de mysticisme joyeux. Ces quelques taches de couleurs au milieu d'une grisaille gracieuse ne suffisent certes pas à faire de ce Santa Elena un disque majeur mais en rendent par contre la consommation particulièrement agréable.

 

Label : Public Guilt

Année de sortie : 2008

Nombre de morceaux : 10

Durée : 45:35

 

Morceau préféré : 'Grim'

Bilan : BON

 

La vidéo de 'Red Flags' :

 

02.07.2009

Indien vaut mieux que deux Tulaura

Avec le revival folk de ces dernières années, il était inévitable qu'il y ait aussi une redécouverte des musiques traditionnelles, qu'elles soient indiennes ou nordiques (comment ça vous avez l'impression d'avoir déjà lu cette introduction quelque part?) Avec leur projet Anahita (mais ces deux filles ont tellement de projets parallèles), Tara Burke (Fursaxa) et Helena Espvall (Espers) semblent avoir décidé de mélanger tout ce qu'il pouvait y avoir de tradition folk à travers le monde en une sorte de brouhaha-happening expérimental...

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Il faut dire qu'elles n'en sont pas à leur coup d'essai dans l'expérimentation folk : même si elle a enregistré un album plus classique sous le nom de Tau Emerald avec Sharron Kraus, la plupart des disques de Tara Burke avec Fursaxa frisent par moment l'abstraction. Quant à Helena Espvall, si elle a joué avec Vashti Bunyan, elle a aussi sorti un album avec Masaki Batoh, d'ailleurs assez décevant. Que pouvait-on alors attendre d'un album a priori enregistré pendant différentes sessions assez libres ces dernières années ?

 

Eh bien c'est peu de dire que ce Matricaria est assez indigeste. Très vite le chant, mi-psalmodié, mi hululé, des deux demoiselles devient difficilement supportable et le seul but de la musique semble être de tester jusqu'où peuvent aller les instruments (violon, flûte...) De ci de là, on pense à des musiques traditionnelles amérindiennes, indiennes voir nordiques mais le seul but du disque semble de chercher à créer une sorte de folk sauvage et originel, même si la présence d'instruments modernes peut sembler un peu bizarre.

 

Si intellectuellement on peut trouver de l'intérêt au disque (au risque de tendre vers la masturbation intellectuelle mais ce n'est pas forcément rare chez Important Records), il me semble difficile d'y éprouver le moindre plaisir sensoriel, ce qui reste quand même d'une importance primordiale dans l'appréciation de la musique. Il y a beau y avoir quelques très beaux passages instrumentaux (au milieu de 'Chalice of cypress' par exemple, et l'introduction de 'Velvet Shoon') mais, entre les morceaux qui s'étirent à l'infini ( que 'pirin planina' est long...) et les effets vocaux extrêmement pénibles, impossible de vraiment profiter de ce disque. Impossible de vraiment le détester non plus...

 

Label : Important

Année de sortie : 2009

Nombre de morceaux : 6

Durée : 43:34

 


Morceau préféré : /

Bilan : BOF

07.04.2009

Un bien drôle de duo

Le duo MV & EE composé de Matt Valentine et Erika Elder ne peut rien faire comme les autres. Entourés de complices toujours changeant, ils ont sorti près de 30 ( !!!) albums en 5 ans, la plupart des CD-Rs distribués eux-mêmes lors des concerts mais aussi des albums disponibles ( enfin plus toujours ) sur de nombreux petits labels comme Time Lag, Ecstatic Peace ou ici pour ce 'Drone Trailer', DiCristina.

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S'il est difficile de se retrouver au milieu de cette prolifique discographie, ce l'est parfois encore plus au milieu de leur musique, à la fois traditionnelle et expérimentale, très structurée et totalement spontanée. Autrefois construite autout d'un folk d'influence appalache, elle a, au gré des envies et des expériences sonores ( forcément à force de fricoter avec Thurston Moore... ), incorporé des éléments prog, psyché ( entre autres ) au point qu'il est aujourd'hui difficile de parler encore de folk.

'Anyway' qui ouvre l'album avec ses guitares assez violentes et pour dire vrai assez désagréables laisse d'abord craindre que le groupe ne persévère dans la lignée bruitiste de Gettin' Gone, genre qui convient finalement assez mal au chant faible et plaintif de MV. Mais à ce court morceau ( le seul d'un album où tous les autres dépassent les 6 minutes ) succède un 'The Hungry Stones' de belle facture avec sa structure folk assez classique ( il y a même de l'harmonica ) tout juste perturbée par de légers reverbs de guitare, le disque prenant alors une autre tournure.

Les rythmes deviennent très lents, le chant s'efface, la structure des "chansons" s'égare dans des moments tantôt ambient/drone ( le titre était un signe ), tantôt plus jazzy, en un joyeux bazar de sons parfois difficilement identifiables. Et si on regrette un peu de ne pas entendre plus souvent le chant d'EE qui apporte sur 'Drone Trailer' une agréable alternative à la monotonie de celui de son compagnon, on se laisse progressivement emporter dans des univers fantasmagoriques, à la fois folkloriques et cosmiques.

Bon si vous désirez des jolies mélodies et des chansons qui se retiennent bien, passez votre chemin. Mais si vous avez le courage d'essayer de rentrer dans cette musique et de la laisser devenir une expérience sensorielle, vous ferez un beau bien qu'inconfortable voyage.

Label : DiCristina
Année de sortie : 2009
Nombre de morceaux : 6
Durée : 41:18

Morceau préféré : 'Twitchin''
Bilan : BON

04.03.2009

En repos de sauvagerie

Il y a des albums que l'on n'attend pas et sur lesquels on tombe par hasard. Et c'est tout l'intérêt d'avoir un bon disquaire chez lequel on trouve un CD avec une pochette faisant plutôt amateur et un autocollant "from the guitarist of Wilderness".
Encore un bon disque chez Jagjaguwar ?

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Colin McCann a choisi le pseudonyme étrange de The Lord Dog Bird pour sortir un album enregistré sur un quatre pistes et très différent de ce qu'il fait avec son groupe. Même si cette option donne une certaine chaleur et de la convivialité au disque, il est par moment tellement lo-fi que l'on a parfois l'impression, à l'écoute de certaines maladresses ( en particulier vocales ), qu'il est en train de jouer à côté dans la cuisine. Si cette impression peut à première écoute repousser et ne pas donner envie d'approfondir davantage ( voir la chronique de Pitchfork ), une fois qu'on est accroché, le disque possède un cachet indéniablement attachant.

Parlons donc un peu de la musique, beaucoup moins désuette que la façon dont elle a été enregistrée. Si on y retouve quelques similarités de structure avec le post-punk sombre de Wilderness, l'ensemble est beaucoup plus épuré. Le rythme est très lent et les morceaux construits quasi uniquement autour de boucles de guitare. Mais au lieu de tendre vers de l'ambient / post-rock, quelques variations et introductions d'autres instruments en font de véritables chansons ( même les deux titres instrumentaux ) quasi-folk, un peu à la manière d'un Christian Kiefer.

Le point faible de l'album reste cependant le chant de Colin McCann. Trop fluet, heurté et imprécis, il manque trop de chaleur pour porter les titres dans une autre dimension. Certes cela accentue encore le côté artisanal du projet mais à part sur un ou deux morceaux ( 'March to the Mountain' ou 'The Shedding Path' ) dont elle contribue à renforcer l'ambiance douillette et nostalgique, je me prends souvent à rêver à ce qu'aurait pu donner certaines mélodies interprétées par quelqu'un d'autre...
Pas un grand disque mais une petite production simple et bien sympathique qui apporte un bon bol d'air pur.

On peut télécharger gratuitement le morceau 'The Gift of Song in the Lion's Den' sur le site de Jagjaguwar.

Label : Jagjaguwar
Année de sortie : 2008
Nombre de morceaux : 9
Durée : 33:22

Morceau préféré : 'March to the Mountain'
Bilan : BON

11.01.2009

Répétition mortelle ?

Parfois un groupe déboule et se fait une petite réputation sur un gimmick original. Ce fut le cas l'année dernière pour O'Death dont les concerts énergiques ( et à demi-nus ) et le bluegrass mâtiné de punk permirent la ressortie chez City-Slang d'un deuxième album auparavant autoproduit. Mais voilà, une fois l'effet de surprise estompé, quel intérêt pour ce nouvel album, Broken Hymns, Limbs and Skin ?

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Il faut bien avouer que les recettes du précédent sont réutilisées à fond : alternance de morceaux à la rythmique énervée sur guitare, banjo et violon "far-west" ( ou parfois très légèrement tzigane ) et de morceaux plus calmes se rapprochant de l'americana... rien de bien nouveau ! Et la plupart des titres semblent bien moins accrocheurs.

Pourtant, l'album se révèle un peu plus après de nombreuses écoutes. Déjà, le cri guttural se fait progressivement chant sur les morceaux les plus calmes ( comme le très beau 'Home' ), un chant d'ailleurs plutôt agréable, quelque part entre Michael Stipe et Alan Sparhawk. Ensuite derrière une rythmique d'apparence toujours festive, les morceaux sont beaucoup plus sombres ( c'est particulièrement sensible dans les paroles ) voire menaçants ( 'Mountain Shifts ou 'Grey Sun' en particulier ) et c'est sans doute la raison pour laquelle il apparaît moins accrocheur au premier abord... D'ailleurs le titre était sans doute un signe !

Sans l'attrait de la nouveauté et avec son côté un peu cassé, cet album a donc un peu peiné à me convaincre ( il y a quelques semaines je lui aurais mis BOF ) mais il n'est pas dit que dans quelques temps son côté moins superficiel ne me le rende finalement pas plus sympathique que 'Head Home'.

Label : City Slang
Année de sortie : 2008
Nombre de morceaux : 14
Durée : 39:06

Morceau préféré : 'Home'
Bilan : SYMPA

La vidéo de 'Lowtide' :


PS : O'Death revient en France le 18 février à la Maroquinerie avec the Jim Jones Revue. C'est un spectacle qui vaut le coup...

23.12.2008

Le toucherez-vous ?

En vacance des productifs Skygreen Leopards ( au moins 4 albums et un EP en 5 ans ) et ayant abandonné son projet solo précédent Verdure, quoi faire d'autre que d'écrire de la musique ? Et de publier un album sous le nom de Donovan Quinn & the 13th Month ?

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Loin du psychédélisme mi-folk mi-rock de son groupe, Donovan Quinn se place d'entrée dans une grande tradition de singer/songwriter pop-folk de Dylan à Conor Oberst. Une voix douce et légèrement éraillée laissant passer une mélancolie automnale, des mélodies simples et délicates, la recette n'est pas nouvelle mais quand elle est faite avec les bons ingrédients, elle fonctionne encore à merveille...

Ce qui est surprenant à l'écoute de cet album, c'est qu'il n'est pas sans m'évoquer par moments les morceaux les plus lents de Razorlight et des Libertines, sans doute parce qu'ils partagent des références 70s communes. Mais là où certains font preuve d'une assez touchante et naïve maladresse et d'autres d'une mercantile et quasi parodique tentative de copiage ( je vous laisse deviner qui fait quoi ), Donovan Quinn fait preuve d'une authenticité et d'une sensibilité rafraîchissantes. Il n'y a pas là l'ambition d'égaler les grands anciens ou de créer des tubes, non, juste l'envie d'écrire de beaux textes et d'en faire de vraies belles chansons.

Un excellent album me direz-vous ? Eh bien non car le chant doux, nonchalant et un peu éraillé manque un peu d'envergure, car l'album s'essoufle un peu au long des 14 titres et car il manque des chansons marquantes, indispensables, inoubliables. Un bel album d'artisan qui s'écoute avec plaisir, mais pas un grand disque.

On va écouter sur Myspace ou sur une vidéo live de 'Heathen Honeymoon' ( de qualité moyenne cependant ).


Label : Soft Abuse
Année de sortie : 2008
Nombre de morceaux : 14
Durée : 48:16

Morceau préféré : 'Dark Motel'
Bilan : BON

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