11.02.2009

Leur faut-il 10 Barbie ?

Il y a 6 mois et sur la force d'un seul titre, je m'enthousiasmais de pouvoir enfin écouter le premier album de Ten Kens. Et comme l'absence de billet ou de présence dans mon top50 annuel ( même si je l'avais mis dans les autres bons albums de l'année ) peuvent le laisser supposer, je fus malheureusement déçu. Mais je l'ai quand même ressorti pour voir si avec l'atténuation progressive de la déception, ma perception de l'album avait changé...

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Il faut bien reconnaître que le 'Bearfight', qui ouvre l'album par une introduction digne des meilleurs groupes de post-rock pour mieux se transformer en un morceau de bluegrass électrique et frénétique que ne renieraient pas O'Death, est tout bonnement excellent. Et que le reste va forcément souffrir de la comparaison. Cependant, le morceau suivant 'Downcome Home', sorte de mélange entre une chanson alt-country et les effets sonores chers aux groupes indés américains du début des 90s, est lui aussi extrêmement accrocheur et fort réussi.

Mais c'est à partir de là que les choses se compliquent : le mélange de mélodies traditionnelles ( alt-country voire surf-pop ) et de sons plus récents ( un peu de post-punk, un peu d'indie 90s, quelques murs de guitares post-rock ) est loin de prendre à tous les coups et se révèle vite assez indigeste. Et comme le chant est franchement terne et qu'au lieu de finir fort, l'album se termine par deux ou trois titres très moyens, on a bien du mal à garder son attention fixée sur toute la durée...

Il y a cependant dans ce disque suffisamment de bonne humeur, d'invention et de délire ( ainsi que 3 morceaux d'excellente facture ) pour que l'on puisse espérer qu'une fois cette énergie un peu canalisée, le groupe nous sorte un vrai bon disque.

Label : Fat Cat
Année de sortie : 2008
Nombre de morceaux : 11
Durée : 41:05

Morceau préféré : 'Bearfight'
Bilan : SYMPA

27.11.2008

Noyés dans un verre d'eau

Faut-il parler d'un disque que l'on trouve mauvais alors qu'il serait plus profitable de l'oublier au plus vite ? A cette question, je réponds oui, lorsque l'on en attendait beaucoup, ce qui est le cas de Oceans Will Rise, le troisième album des Stills...

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Logic Will Break Your Heart et ses singles tubesques est sans doute mon album favori ( avec celui de stellastarr* paru la même année ) de la seconde vague du "nouveau rock". Quant à son successeur, Without Feathers, malgré le départ du guitariste Greg Paquet et des premières écoutes un peu décevantes, il s'était progressivement révélé d'une grande richesse et montrait un groupe en pleine mutation sonore. Alors l'annonce de leur signature sur Arts & Crafts qui fut ( brièvement... ) le label le plus hype il y a déjà deux ans était fort prometteuse...

Malheureusement, une bonne dizaine d'écoutes n'auront pas permis de dissiper le malaise surgi dès les permières minutes après avoir posé pour la première fois l'album sur ma platine. Si l'influence 70's, déjà présente sur le précédent, a définitivement pris le pas sur celle des 80s qui marquait leur premier album ( ce qui n'est pas un défaut en soit ), cela s'est fait cette fois au total détriment des mélodies. Il flotte sur ce disque le parfum un peu moisi d'une époque désuette, mal racontée par quelqu'un qui ne l'a pas vécue. Une impression de vide, d'inutilité, de vacuité, très loin des annonces d'expérimentations faites par le groupe.

Le pire reste finalement que cet album n'est même pas mauvais. Ce n'est pas un de ces disques qui vous fait appuyer sur la touche morceau suivant ou sur la touche stop. Non, c'est juste un disque totalement insignifiant, dont on a oublié qu'on l'a mis sur la platine après 10 minutes et dont on se rend à peine compte qu'il s'est terminé. Et après de très nombreuses écoutes, je suis toujours incapable de mettre en avant le moindre morceau...
Triste. Vraiment triste.

Label : Arts & Crafts
Année de sortie : 2008
Nombre de morceaux : 12
Durée : 48:23

Morceau préféré : / (bon allez, le single 'Being Here' reste honorable )
Bilan : BOF

La vidéo de 'Being Here' :


PS : le groupe passe au Divan du Monde le 2 janvier. Sera-t-il meilleur live ?

01.10.2008

Faucon, un vrai disque

Difficile de bénéficier d'un peu de hype quand d'autres membres du label Jagjaguwar ont déjà tout pris : Bon Iver, Black Mountain, Okkervil River... Quand en plus une artiste presque homonyme fait parler d'elle et que la pochette du disque est franchement laide...

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Je n'avais pas franchement prévu de parler du deuxième album de Ladyhawk. D'abord parce que d'autres l'avaient déjà fort bien fait ( RawPowerMagazine, inde-ssence ou Peppersound par exemple ). Ensuite parce que, bien qu'honorable, l'album ne m'avait pas marqué.

Grave erreur. En le ré-écoutant avant de le ranger à sa place sur une étagère, je me suis rendu compte qu'il était plus qu'un honorable disque d'indie rock et depuis je l'ai mis une dizaine de fois sur ma platine. Pourtant, que dire de plus que ce qui a été dit ailleurs ? Oui, il navigue allègrement entre folk brut, alt-country crade, blues bouseux et indie rock ( voire parfois même stoner rock ). Oui les références à Neil Young et Dinosaur Jr semblent évidentes.

Mais ce sont finalement deux autres noms qui reviennent le plus après des écoutes répétées. Cet album me fait penser à un Jason Molina décidé à faire du rock sale et à un Cursive qui viendrait de la campagne. Et ce qui me frappe c'est la capacité qu'ont des morceaux apparemment assez insignifiants au départ à s'incruster et à donner à chaque fois un peu plus de plaisir. Et les deux principaux défauts sont paradoxalement que l'album soit trop court et le dernier titre 'Ghost Blues' trop long...

Label : Jagjaguwar
Année de sortie : 2008
Nombre de morceaux : 9
Durée : 39:17

Morceau préféré : 'S.T.H.D' ( mais le choix fut difficile ! )
Bilan : BON

Ladyhawk ('I Don't Always Know What You're Saying' - live)