08.09.2010
on ne leur jettera pas des fleurs
Tout mon temps disponible pour les nouveautés étant consacré à DLMDS, jécoute parait être un excellent endroit pour parler de disques un peu plus anciens et qui, pour une raison ou pour une autre (genre acheté 15 mois après sa sortie comme c'est le cas ici) n'avaient pas eu le droit à un billet (et ne le méritaient pas forcément de toute façon)(oui, en gros, je garde la merde pour jécoute :-)).

Ainsi donc, alors que j'avais beaucoup apprécié leur (son ?) premier album, je n'ai découvert qu'avec plus d'un an de retard que The Flowers of Hell en avait sorti un deuxième (mais que font les blogs de musique !), ce 'Come Hell Or High Water'. Sorte de projet pharaonique orchestré par Greg Jarvis, le "groupe" bénéficie ici d'une trentaine de "membres" (on vous fera grâce de la liste, si vous êtes intéressé, allez voir ici) ayant participé de façon plus ou moins importante à cet hommage à la synesthésie (à vos souhaits) dont souffre son auteur principal.
Là, vous vous dites déjà que ça va être vachement chiant comme disque (même si vous ne savez pas ce que c'est que la synesmachinchose, d'ailleurs même après avoir cherché ce que c'est, je ne sais toujours pas) et vous avez... raison ! Si The Flowers Of Hell avait réussi à faire un mélange improbable et très réussi entre space-rock et folk, ce deuxième opus est tellement ambitieux et abscons qu'il en devient la plupart du temps inécoutable, ou tout du moins fait la plupart du temps un fond sonore assez insignifiant. Les cordes ont beau être souvent sublimes, totalement impossible de nous faire rentrer dans cet univers sensé nous faire éprouver de nouvelles choses...
Un mauvais disque alors ? Non, il y a là de très belles plages de musique, il est juste dommage que je ne sois réceptif qu'à 10% d'entre elles, le reste m'étant tout à fait indifférent.
Label : Benbecula (nul comme nom de label les gars)
Année de sortie : 2009
Nombre de morceaux : 10
Durée : 44:54
Morceau préféré : pas applicable ici
Bilan : SYMPA
16:07 Publié dans album canadien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.02.2009
Leur faut-il 10 Barbie ?
Il y a 6 mois et sur la force d'un seul titre, je m'enthousiasmais de pouvoir enfin écouter le premier album de Ten Kens. Et comme l'absence de billet ou de présence dans mon top50 annuel ( même si je l'avais mis dans les autres bons albums de l'année ) peuvent le laisser supposer, je fus malheureusement déçu. Mais je l'ai quand même ressorti pour voir si avec l'atténuation progressive de la déception, ma perception de l'album avait changé...

Mais c'est à partir de là que les choses se compliquent : le mélange de mélodies traditionnelles ( alt-country voire surf-pop ) et de sons plus récents ( un peu de post-punk, un peu d'indie 90s, quelques murs de guitares post-rock ) est loin de prendre à tous les coups et se révèle vite assez indigeste. Et comme le chant est franchement terne et qu'au lieu de finir fort, l'album se termine par deux ou trois titres très moyens, on a bien du mal à garder son attention fixée sur toute la durée...
Il y a cependant dans ce disque suffisamment de bonne humeur, d'invention et de délire ( ainsi que 3 morceaux d'excellente facture ) pour que l'on puisse espérer qu'une fois cette énergie un peu canalisée, le groupe nous sorte un vrai bon disque.
Label : Fat Cat
Année de sortie : 2008
Nombre de morceaux : 11
Durée : 41:05
Morceau préféré : 'Bearfight'
Bilan : SYMPA
18:53 Publié dans album canadien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ten kens
27.11.2008
Noyés dans un verre d'eau
Faut-il parler d'un disque que l'on trouve mauvais alors qu'il serait plus profitable de l'oublier au plus vite ? A cette question, je réponds oui, lorsque l'on en attendait beaucoup, ce qui est le cas de Oceans Will Rise, le troisième album des Stills...

Malheureusement, une bonne dizaine d'écoutes n'auront pas permis de dissiper le malaise surgi dès les permières minutes après avoir posé pour la première fois l'album sur ma platine. Si l'influence 70's, déjà présente sur le précédent, a définitivement pris le pas sur celle des 80s qui marquait leur premier album ( ce qui n'est pas un défaut en soit ), cela s'est fait cette fois au total détriment des mélodies. Il flotte sur ce disque le parfum un peu moisi d'une époque désuette, mal racontée par quelqu'un qui ne l'a pas vécue. Une impression de vide, d'inutilité, de vacuité, très loin des annonces d'expérimentations faites par le groupe.
Le pire reste finalement que cet album n'est même pas mauvais. Ce n'est pas un de ces disques qui vous fait appuyer sur la touche morceau suivant ou sur la touche stop. Non, c'est juste un disque totalement insignifiant, dont on a oublié qu'on l'a mis sur la platine après 10 minutes et dont on se rend à peine compte qu'il s'est terminé. Et après de très nombreuses écoutes, je suis toujours incapable de mettre en avant le moindre morceau...
Triste. Vraiment triste.
Label : Arts & Crafts
Année de sortie : 2008
Nombre de morceaux : 12
Durée : 48:23
Morceau préféré : / (bon allez, le single 'Being Here' reste honorable )
Bilan : BOF
La vidéo de 'Being Here' :
PS : le groupe passe au Divan du Monde le 2 janvier. Sera-t-il meilleur live ?
20:56 Publié dans album canadien | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : the stills
01.10.2008
Faucon, un vrai disque
Difficile de bénéficier d'un peu de hype quand d'autres membres du label Jagjaguwar ont déjà tout pris : Bon Iver, Black Mountain, Okkervil River... Quand en plus une artiste presque homonyme fait parler d'elle et que la pochette du disque est franchement laide...

Grave erreur. En le ré-écoutant avant de le ranger à sa place sur une étagère, je me suis rendu compte qu'il était plus qu'un honorable disque d'indie rock et depuis je l'ai mis une dizaine de fois sur ma platine. Pourtant, que dire de plus que ce qui a été dit ailleurs ? Oui, il navigue allègrement entre folk brut, alt-country crade, blues bouseux et indie rock ( voire parfois même stoner rock ). Oui les références à Neil Young et Dinosaur Jr semblent évidentes.
Mais ce sont finalement deux autres noms qui reviennent le plus après des écoutes répétées. Cet album me fait penser à un Jason Molina décidé à faire du rock sale et à un Cursive qui viendrait de la campagne. Et ce qui me frappe c'est la capacité qu'ont des morceaux apparemment assez insignifiants au départ à s'incruster et à donner à chaque fois un peu plus de plaisir. Et les deux principaux défauts sont paradoxalement que l'album soit trop court et le dernier titre 'Ghost Blues' trop long...
Label : Jagjaguwar
Année de sortie : 2008
Nombre de morceaux : 9
Durée : 39:17
Morceau préféré : 'S.T.H.D' ( mais le choix fut difficile ! )
Bilan : BON
Ladyhawk ('I Don't Always Know What You're Saying' - live)
14:23 Publié dans album canadien | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note


