19.09.2009

Sud et oie

Oui, mesdames et messieurs du jury, je suis coupable. Coupable d'avoir annoncé un billet sur un album gratuit pour avant-hier. Coupable de ne pas avoir publié hier de "vendredi c'est vieillerie" (mais cela vous a-t-il manqué ?). Coupable de ne pas mettre à jour régulièrement l'agenda concert de Dans le mur... du son ! Mais j'ai des circonstances atténuantes, mesdames et messieurs du jury. Mon tendon d'Achille dont la guérison est extrêmement lente combiné au retour au travail me fatiguent énormément. Mais "vendredi c'est vieillerie" sera de retour la semaine prochaine et l'agenda est en train de se remplumer. Quant à la chronique d'un album gratuit, la voilà...

Alors soyez cléments, mesdames et messieurs du jury...

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Fredrik Ståhl pourrait très bien être considéré comme un anti-Jens Lekman. Là ou le second semble chercher les arrangements les plus sirupeux et les orchestrations les plus baroques pour encadrer sa voix, le premier privilégie un bricolage lo-fi pour mettre en valeur sa mélodie vocale. Beaucoup de guitare, parfois très estivale ('So annoying'), un peu de trompette (synthétique?) et beaucoup de bidouillages éléctroniques... la recette n'est pas neuve et souvent utilisée par des artistes anglo-saxons comme, entre autres, Casiotone for the painfully alone, Napoleon IIIrd ou Pagan Wander Lu.

 

Mais, et c'est là que la comparaison avec Jens Lekman prend tout son sens, il y a chez Fredrik Ståhl un désir d'atteindre la perfection pop qu'on ne retrouve pas chez la plupart des bricoleurs lo-fi electro-pop. Des chansons comme 'Stoic calm', 'Letting out your bird' ou 'Too many factors' ne demanderaient que peu de réorchestration pour plaire au plus grand nombre sur les radios FM et même si certains titres se montrent plus mélancolique et plus difficiles d'accès, il y a toujours un côté facile et accessible qui rend les morceaux adorables. Et son chant est vraiment très agréable...

 

Alors on se demandera ce que pourrait donner la musique de Fredrik Ståhl avec plus de moyens (mais le voudrait-il ?) et on prendra beaucoup de plaisir à écouter en boucle ce court album dont on aimerait pouvoir profiter d'une sortie dans un format plus solide. 

 

Label : Frukt Records (c'est gratuit !)

Année de sortie : 2009

Nombre de morceaux : 11

Durée : 27:46

 

Morceau préféré : 'What exactly does that mean?'

Bilan : BON

01.03.2009

Paré pour l'immersion

L'avantage du blog, c'est que l'on peut prendre son temps, écouter un album pendant des mois, le laisser reposer et se décider à en parler quand on est enfin prêt. Il m'aura fallu presque un an pour trouver en quoi The Nautilus Years', deuxième album des Suédois Surrounded dont les qualités sont pourtant indéniables n'a pas réussi à me convaincre. Explications...

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Bâti autour du thème de la mer, l'album charme facilement sur les premières écoutes. Après un '21st Century Paradise Traveller' calme et planant en introduction, les titres s'enchaînent avec de belles mélodies rehaussées par une instrumentation impeccable, riche et variée. Qu'ils soient lents et épurés ( 'Short Red Blinks' ou 'The Oceanographer' ) ou plus rythmés et flirtant avec le space-rock ( 'Paper Tangerine Crush' ) voir le prog-rock ( 'Human Pelagic' ), ils provoquent une douce mélancolie et un état méditatif ( mais là ce sont peut-être les textes assez obtus... ) L'album se termine par 'Easy Piranhas' un morceau légèrement shoegazey et 'Swimming to galapagos' qui semble renvoyer directement au tout premier morceau, la boucle étant bouclée et le voyage terminé. Mais tout y semble, comme sur le reste de l'album, longuement ( trop?) réfléchi, soupesé, travaillé...

Forcément, toutes ces sonorités évoquent de nombreux autres artistes. On pense ainsi aux fils des morceaux à Sparklehorse ( pour l'ambiance générale ), aux Flaming Lips ( pour le sens mélodique ), à Spiritualized ( pour les passages les plus planants ), à Sigur Ros ou à Logh ( pour la richesse et la qualité des textures ) sans pour autant ressembler vraiment à ces groupes. Pourtant à chaque écoute, quelque chose me turlupinait : cet album ressemblait vraiment à quelqu'un. Mais qui ? Et puis un jour, l'illumination : les deux premiers albums de British Sea Power. Les influences, le chant ou la richesse mélodique et orchestrale sont similaires mais une grosse différence s'impose : là où BSP à son meilleur fait preuve de folie, Surrouded manque d'audace et se complait dans un classicisme, certes de qualité, mais sage et un peu ennuyeux.

Alors voilà, cet album est travaillé jusqu'à une certaine idée de la perfection mais il échoue totalement à provoquer en moi des émotions : splendide et cohérent mélange mais totalement creux... Mais on pourra lire des avis de personnes qui ont été beaucoup plus sensibles aux charmes de ce disque ici ou ici ( par exemple ).

Label : One Little Indian
Année de sortie : 2008
Nombre de morceaux : 11
Durée : 51:08

Morceau préféré : 'Easy Piranhas'
Bilan : SYMPA

22.10.2008

Quand t'es dans le désert...

J'hésite toujours à faire un billet vraiment négatif sauf quand il s'agit d'un groupe/artiste dont j'apprécie en général la discographie. C'est le cas pour ce What If Leaving Is a Loving Thing...

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Pour être honnête, la power-pop des Sahara Hotnights n'a jamais rien eu de révolutionnaire mais il y avait depuis leur premier (mini) album C'mon let's pretend ( il y a 8 ans déjà ) un côté simple, fun et énergique fort agréable. Plus girls que riot, elles rappellaient ces pseudo-punkettes anglaises de la fin des 90s comme Kenickie, Tampasm, Spacemaid...

Le départ de BMG pour rejoindre Bad Taste Records ( entre autres le label des très bons Logh ) me semblait être plutôt un bon signe. Quelle erreur ! Les deux premiers morceaux ( qui sont d'ailleurs les deux premiers singles ) 'Ode To Vienna' et 'The Loneliest City of All' ressemblent au pire du pop/rock FM américain. Je me dis qu'ils sont calibrés à mort pour la radio et que le reste va être meilleur. Quelle erreur ( again ) !

Au cours des 10 titres de cet album, on pense tour à tour à Indochine ( si si si ), Shania Twain ( merci Fashion ), Shampoo ( mais sans la déconne ), Madonna ( la guitare dans 'Neon Lights' ), Roxette et autres merveilles. Le "summum" étant atteint sur 'Cheek to Cheek', sorte de tentative disco à la ABBA avec guitares mais sans mélodie. Pour tenter de faire une chronique objective de l'album, je me force à le ré-écouter suffisamment de fois. Quelle erreur ( again again ) ! Il tend à devenir de plus en plus insupportable et le bilan prévu de BOF a évolué...

J'ai appris sur leur Myspace que les Sahara Hotnights viennent de jouer dans Taratata. Leur place actuelle malheureusement...

Label : Bad Taste Records
Année de sortie : 2008
Nombre de morceaux : 10
Durée : 37:33

Morceau préféré : /
Bilan : MERDE

La vidéo de 'Cheek to Cheek'


PS : Elles font la première partie de CSS ( 3 nov. 2008 Bordeaux, 4 nov. 2008 Nantes et 5 nov. 2008 Strasbourg ) et seront le 6 novembre à la flèche d'or...