11.08.2007
Déjà la centième...
Eh oui, le temps passe vite ! 100 notes...
Pourquoi donc avoir un blog ? Pour faire partager ses coups de coeur, ses coups de gueule, ses impressions, ses émotions, ses découvertes, ses regrets...
Pour la centième, il est temps de chroniquer les deux albums qui étaient en haut de mes listes 2005 et 2006 (voir tout au début de ce blog ) et sans doute les deux seuls albums de ces 5 dernières années susceptibles d'être dans la liste de mes 20/30 albums préférés.
MAHOGANY - memory columns : Early Works and Rarities 1996-2004
Je suis tombé dessus chez mon disquaire et il me semplait me rappeller avoir acheté autrefois un excellent single vinyl. Ce n'était pas cher, alors j'ai craqué. C'est un recueil de tous les morceaux enregistrés pour des singles ou des compilations. Si la pochette laisse à penser que ce collectif New-Yorkais est prise de tête, en fait il s'agit seulement d'un groupe authentiquement ambitieux dans son approche de la musique.

Le premier CD, Song cycle No. 1 for rural Michigan commence sur un ton très pastoral, organique, chaud et joyeux. Mais dès le cinquième titre, 'altima futura automaton', le doute et le froid s'installent. Arrivé à 'In fullfillment of the enthusiastic' et ses violons discordants, l'hiver et la modernité semblent prendre le dessus, ce que confirme le dernier titre 'Metro', répétitif et minimaliste : la ville est là !
Le deuxième CD, Song cycle No. 2 for Detroit & New York est beaucoup plus urbain, mécanique, synthétique et froid. Répétitif au premier abord, sa richesse se découvre au fur et à mesure des écoutes. Une certaine humanité s'en dégage progressivement, moins immédiate, mais bien réelle.
Mahogany a sorti deux "véritables" albums chez Darla, the dream of modern day ( 2002 ) et connectivity ( 2006 ). Tous deux excellents, ils n'ont pas la richesse et l'infinité diversité de cette "compilation" ( rarement album n'aura porté aussi mal ce nom ) !
GREGROR SAMSA - 55:12
C'était un soir de début d'année 2006, au Triptyque. Après avoir vu l'excellent Barzin pour qui j'étais venu et supporté les pénibles Jeniferever, j'étais à deux doigts de rentrer sans découvrir qui étaient les têtes d'affiche. Ma femme était seule avec un bébé et une petite famille malade. Le groupe avait un nom prétentieux ( le héros de La Métamorphose de Kafka ). Et puis je suis resté pour un morceau. Et je suis reparti avec l'intégralité de leur discographie...

Particulièrement remarquable par son utilisation du violon, instrument trop souvent employé pour tenter de donner du caractère à des ballades insipides ou pour faire oublier qu'on à déjà entendu 100 fois les mêmes guitares chez des groupes de postrock noisy, le groupe distille une sensation de bien-être communicative, comme écouter un champ allongé dans l'herbe ou admirer la mer au soleil couchant.
Le nouvel album est apparement enregistré, je l'attends avec impatience.
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