26.01.2009
Tout près des anges...
Je hais les concerts privés. Ils sont plein de mecs de la presse ou de l'industrie du disque, de leurs amis et de types ayant gagné leur place à un concours organisé par une radio, un site, un magazine... Mais ce que j'ai haï encore plus, c'est l'idée de rater Marissa Nadler jouant, seule avec sa guitare, dans le presbytère de l'église St Eustache, les morceaux de son nouvel album conçu pour la première fois pour être joué avec un groupe... Heureusement j'ai pour la première fois de ma vie gagné au loto !
Sous des applaudissements polis, elle arrive dans une robe violette, apparemment plus apaisée que les fois précédentes, dans une salle rectangulaire, haute de plafond et recouverte de boiseries blanches. Un léger soundcheck, un faux départ, un petit aparté sur le fait qu'elle n'a jamais joué sous autant de lumière... et le concert commence par un nouveau titre ( dont je n'ai pas réussi à saisir le titre ) très proche dans l'esprit des trois précédents albums. Après une très belle version d'un 'Mexican Summer' tiré de son troisième album, elle va se consacrer quasi-exclusivement à ces nouvelles chansons que nous sommes venus découvrir...
Les cinq titres qui se succèdent alors ( 'Little Hells', 'Ghosts and Lovers', 'Rosary' ( pas totalement sur pour ce titre là), 'Heart Paper Lover' et 'Mistress' ) montrent que si le chant de la demoiselle est toujours aussi profond et enchanteur, que si ses textes ne sont toujours pas d'une grande gaieté ( euphémisme...), ses compositions ont, elles, sensiblement évolué. Il y a une plus grande variété dans les rythmes ( ce qui permet de rendre le concert moins pesant ), des mélodies plus enlevées ( je n'irais pas jusqu'à joyeuse même si a un moment la guitare se fait quasi-hawaïenne ) et donc une plus grande diversité d'ambiance et de tons.
A partir de là, les souvenirs et les impressions s'entremêlent. Le public pourtant progressivement plus chaleureux est oublié devant la sensation d'être dans un moment hors du temps ( j'étais dans une sorte de XIXème siècle fantasmé ). En plus d'autres titres du nouvel album ( 'Mary Comes Alive', 'Loner'... ), nous aurons droit à une reprise ( 'I'm On Fire' ), un morceau ancien mais "rare" ( 'Salutations in the dark' / 'Summer of love is over' ) et même une toute nouvelle chanson... Un pur moment de grâce et de beauté dont on voudrait qu'il ne s'arrête jamais pour ne pas revenir dans le quotidien d'un Paris froid et bruyant.
Les applaudissement nourris et conquis donneront lieu à un court rappel et 'Fifty five falls', morceau introduisant son tout premier album, montrera à quel point sa musique à évolué depuis, délaissant ( un peu ) les effets et le reverb, pour des compositions plus épurées mais encore plus touchantes... Je n'en peux déjà plus d'attendre l'album pour découvrir les nouvelles chansons sous une autre forme !
08:25 Publié dans concert de merde | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



Commentaires
Merci pour cet excellent compte rendu ! Moi aussi, j'ai hâte d'écouter le nouvel album. J'attends aussi avec impatience de connaître les nouvelles dates de sa tournée européenne en mai...
Ecrit par : J-P. | 30.01.2009
Écrire un commentaire