02.07.2009
Indien vaut mieux que deux Tulaura
Avec le revival folk de ces dernières années, il était inévitable qu'il y ait aussi une redécouverte des musiques traditionnelles, qu'elles soient indiennes ou nordiques (comment ça vous avez l'impression d'avoir déjà lu cette introduction quelque part?) Avec leur projet Anahita (mais ces deux filles ont tellement de projets parallèles), Tara Burke (Fursaxa) et Helena Espvall (Espers) semblent avoir décidé de mélanger tout ce qu'il pouvait y avoir de tradition folk à travers le monde en une sorte de brouhaha-happening expérimental...

Il faut dire qu'elles n'en sont pas à leur coup d'essai dans l'expérimentation folk : même si elle a enregistré un album plus classique sous le nom de Tau Emerald avec Sharron Kraus, la plupart des disques de Tara Burke avec Fursaxa frisent par moment l'abstraction. Quant à Helena Espvall, si elle a joué avec Vashti Bunyan, elle a aussi sorti un album avec Masaki Batoh, d'ailleurs assez décevant. Que pouvait-on alors attendre d'un album a priori enregistré pendant différentes sessions assez libres ces dernières années ?
Eh bien c'est peu de dire que ce Matricaria est assez indigeste. Très vite le chant, mi-psalmodié, mi hululé, des deux demoiselles devient difficilement supportable et le seul but de la musique semble être de tester jusqu'où peuvent aller les instruments (violon, flûte...) De ci de là, on pense à des musiques traditionnelles amérindiennes, indiennes voir nordiques mais le seul but du disque semble de chercher à créer une sorte de folk sauvage et originel, même si la présence d'instruments modernes peut sembler un peu bizarre.
Si intellectuellement on peut trouver de l'intérêt au disque (au risque de tendre vers la masturbation intellectuelle mais ce n'est pas forcément rare chez Important Records), il me semble difficile d'y éprouver le moindre plaisir sensoriel, ce qui reste quand même d'une importance primordiale dans l'appréciation de la musique. Il y a beau y avoir quelques très beaux passages instrumentaux (au milieu de 'Chalice of cypress' par exemple, et l'introduction de 'Velvet Shoon') mais, entre les morceaux qui s'étirent à l'infini ( que 'pirin planina' est long...) et les effets vocaux extrêmement pénibles, impossible de vraiment profiter de ce disque. Impossible de vraiment le détester non plus...
Label : Important
Année de sortie : 2009
Nombre de morceaux : 6
Durée : 43:34
Morceau préféré : /
Bilan : BOF
17:35 Publié dans album américain | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note



Commentaires
Sympa ta chronique et le titre Desprogien.
Écrit par : Eric | 07.07.2009
Merci !
Écrit par : lyle | 07.07.2009
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