14.07.2009
Pas des War Machine
Triste destin pour les New Rhodes : malgré un gros buzz il y a 5/6 ans et des singles sur un des labels les plus hype du moment, Moshi Moshi, le groupe n'arrive pas à trouver le bon label et quand leur premier album Songs from the Lodge sort 2 ans plus tard, c'est dans l'anonymat, des tas de groupes beaucoup moins doués ayant pris leur place dans la presse. C'est donc presque par surprise qu'est arrivé cette année un deuxième album Everybody Loves a Scene (délicieuse ironie que ce titre) dont les chances de connaître le succès sont sans doute inversement proportionnelles à sa capacité à satisfaire les (trop rares) fans du groupe.

Disons-le tout de suite, la musique des New Rhodes ne fait pas dans le chichi et l'originalité : c'est un cocktail à base de pop classique des 80's (The Smiths, The House of Love) mâtiné de britpop (Shed Seven, Echobelly) et relevé de quelques gouttes de post-punk (on pense à leurs contemporains et eux aussi loin d'avoir connu le succès promis The Futureheads ou The Young Knives). Le résultat : une pop classieuse et jamais racoleuse mais trop à l'écart des modes pour convaincre la presse et les progammateurs radios (et pourtant presque tous les titres de l'album y seraient à leur place). Des mélodies classiques et efficaces, des refrains particulièrement réussis (les Kaiser Chiefs tueraient pour être encore capables d'en écrire des comme ça), une rythmique solide, des guitares acérées, un chant juste et précis avec une voix claire et nettement plus agréable que dans tous les groupes à la mode. Cela aurait pu être la recette du succès...
Bien entendu, tout n'est pas parfait (sinon ça se saurait et ceux qui sont déjà allés lire le bilan -bande de petits coquins- y aurait trouvé autre chose). D'abord la production a tendance à tout écraser en un grand magma (défaut récurrent en ce moment sur bon nombre d'albums d'indie-pop) à part fort heureusement la voix (mais il aurait été souhaitable de faire beaucoup plus ressortir les guitares par moment), ce qui contribue à accentuer le défaut principal : une trop grande similitude des morceaux tous construits sur le même moule sans qu'aucun ne ressorte réellement (défaut présent sur le dernier Futureheads entre autres). Ecoutés individuellement, ils ont d'indéniables qualités mais sur la durée de l'album, l'attention finit par décrocher ce qui explique le bilan final : un bon album, solide et efficace, mais qui ne peut être adoré ni même écouté en boucle. Et la ballade 'The Bells Of St John' qui le coupe en deux est bien trop médiocre pour apporter un répit bienvenu et relancer l'intérêt.
Label : Salty Cat
Année de sortie : 2009
Nombre de morceaux : 11
Durée : 41:21
Morceau préféré : 'The Joys Of Finding And Losing That Girl'
Bilan : BON
La vidéo de 'The Joys Of Finding And Losing That Girl' :
09:18 Publié dans vieux groupes de merde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



Écrire un commentaire