27.07.2009

Enenenenervant

J'ai déjà dit par ailleurs (sur danslemurduson pour ceux qui ne suivraient pas, et il y en a d'après les résultats du blogit (et il y a très peu de votes, qu'attendez-vous !!!)) que j'avais été déçu par l'album de Dananananaykroyd. Mais j'aime bien ce 'Some Dresses' qui est le nouveau single et dont la vidéo fleure bon l'amateurisme total. Le groupe sera à Rock en Seine et est parait-il, excellent live...

 

21.07.2009

A la vie

Il n'y avait sans doute la place en 2008 que pour un seul groupe proposant une musique lente et minimaliste sur un chant féminin crépusculaire. Et le succès (tout relatif mais à coup sûr critique) fut pour Grouper, et c'était bien mérité vu que cela faisait des années qu'ils sortaient des bons disques dans un quasi-anonymat.

 

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Malheureusement, pendant ce temps là, personne (ou presque) n'a parlé de Ala Muerte, en fait essentiellement le projet solo de Bianca Bibiloni qui y joue la plupart des instruments. D'ailleurs la comparaison avec Grouper est assez superficielle : si certains morceaux comme 'she' sont assez similaires par leur côté calme à l'extrême, éthéré et introspectif, il y a chez Ala Muerte beaucoup plus de variations dans les rythmes et les instrumentations (la demoiselle joue de très nombreux instruments) ainsi qu'un vrai désir d'écrire des chansons et pas seulement des ambiances.

 

En fait, ce disque qui navique dans les eaux troubles d'un dark folk lent évoque plutôt une version apaisée et optimiste du 'Evangelista' de Carla Bozulich (excellent album mais très éprouvant) ou certains albums de Swans. Ca et là, on trouve en effet quelques touches sud-américaines qui apportent un peu de lumière tandis que le chant laisse transparaître par moment une sorte de mysticisme joyeux. Ces quelques taches de couleurs au milieu d'une grisaille gracieuse ne suffisent certes pas à faire de ce Santa Elena un disque majeur mais en rendent par contre la consommation particulièrement agréable.

 

Label : Public Guilt

Année de sortie : 2008

Nombre de morceaux : 10

Durée : 45:35

 

Morceau préféré : 'Grim'

Bilan : BON

 

La vidéo de 'Red Flags' :

 

14.07.2009

Pas des War Machine

Triste destin pour les New Rhodes : malgré un gros buzz il y a 5/6 ans et des singles sur un des labels les plus hype du moment, Moshi Moshi, le groupe n'arrive pas à trouver le bon label et quand leur premier album Songs from the Lodge sort 2 ans plus tard, c'est dans l'anonymat, des tas de groupes beaucoup moins doués ayant pris leur place dans la presse. C'est donc presque par surprise qu'est arrivé cette année un deuxième album Everybody Loves a Scene (délicieuse ironie que ce titre) dont les chances de connaître le succès sont sans doute inversement proportionnelles à sa capacité à satisfaire les (trop rares) fans du groupe.

 

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Disons-le tout de suite, la musique des New Rhodes ne fait pas dans le chichi et l'originalité : c'est un cocktail à base de pop classique des 80's (The Smiths, The House of Love) mâtiné de britpop (Shed Seven, Echobelly) et relevé de quelques gouttes de post-punk (on pense à leurs contemporains et eux aussi loin d'avoir connu le succès promis The Futureheads ou The Young Knives). Le résultat : une pop classieuse et jamais racoleuse mais trop à l'écart des modes pour convaincre la presse et les progammateurs radios (et pourtant presque tous les titres de l'album y seraient à leur place). Des mélodies classiques et efficaces, des refrains particulièrement réussis (les Kaiser Chiefs tueraient pour être encore capables d'en écrire des comme ça), une rythmique solide, des guitares acérées, un chant juste et précis avec une voix claire et nettement plus agréable que dans tous les groupes à la mode. Cela aurait pu être la recette du succès...

 

Bien entendu, tout n'est pas parfait (sinon ça se saurait et ceux qui sont déjà allés lire le bilan -bande de petits coquins- y aurait trouvé autre chose). D'abord la production a tendance à tout écraser en un grand magma (défaut récurrent en ce moment sur bon nombre d'albums d'indie-pop) à part fort heureusement la voix (mais il aurait été souhaitable de faire beaucoup plus ressortir les guitares par moment), ce qui contribue à accentuer le défaut principal : une trop grande similitude des morceaux tous construits sur le même moule sans qu'aucun ne ressorte réellement (défaut présent sur le dernier Futureheads entre autres). Ecoutés individuellement, ils ont d'indéniables qualités mais sur la durée de l'album, l'attention finit par décrocher ce qui explique le bilan final : un bon album, solide et efficace, mais qui ne peut être adoré ni même écouté en boucle. Et la ballade 'The Bells Of St John' qui le coupe en deux est bien trop médiocre pour apporter un répit bienvenu et relancer l'intérêt.

 

Label : Salty Cat

Année de sortie : 2009

Nombre de morceaux : 11

Durée : 41:21

 

Morceau préféré : 'The Joys Of Finding And Losing That Girl'

Bilan : BON

 

La vidéo de 'The Joys Of Finding And Losing That Girl' :

 

09.07.2009

L'effet domino

Le nouveau single de The Domino State sort lundi prochain chez nos amis britons et s'il y a une justice ce 'Firefly' devrait connaitre un beau succès avec sa mélodie pop nappée de guitares shoegaze.

 

05.07.2009

Nettement moins twee

Ce lundi soir, sur toutes les bonnes plateformes de téléchargement légal (suis-je le seul à regretter le bon vieux du temps du cds ou du 7" ?), sort 'Lovers Or Something Like It' le nouveau single de The Rosie Taylor Project dont voici la vidéo :

 

 

 C'est beaucoup plus mélancolique et nettement mois twee que leur mini-album de l'an dernier, mais toujours très sympa.

02.07.2009

Indien vaut mieux que deux Tulaura

Avec le revival folk de ces dernières années, il était inévitable qu'il y ait aussi une redécouverte des musiques traditionnelles, qu'elles soient indiennes ou nordiques (comment ça vous avez l'impression d'avoir déjà lu cette introduction quelque part?) Avec leur projet Anahita (mais ces deux filles ont tellement de projets parallèles), Tara Burke (Fursaxa) et Helena Espvall (Espers) semblent avoir décidé de mélanger tout ce qu'il pouvait y avoir de tradition folk à travers le monde en une sorte de brouhaha-happening expérimental...

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Il faut dire qu'elles n'en sont pas à leur coup d'essai dans l'expérimentation folk : même si elle a enregistré un album plus classique sous le nom de Tau Emerald avec Sharron Kraus, la plupart des disques de Tara Burke avec Fursaxa frisent par moment l'abstraction. Quant à Helena Espvall, si elle a joué avec Vashti Bunyan, elle a aussi sorti un album avec Masaki Batoh, d'ailleurs assez décevant. Que pouvait-on alors attendre d'un album a priori enregistré pendant différentes sessions assez libres ces dernières années ?

 

Eh bien c'est peu de dire que ce Matricaria est assez indigeste. Très vite le chant, mi-psalmodié, mi hululé, des deux demoiselles devient difficilement supportable et le seul but de la musique semble être de tester jusqu'où peuvent aller les instruments (violon, flûte...) De ci de là, on pense à des musiques traditionnelles amérindiennes, indiennes voir nordiques mais le seul but du disque semble de chercher à créer une sorte de folk sauvage et originel, même si la présence d'instruments modernes peut sembler un peu bizarre.

 

Si intellectuellement on peut trouver de l'intérêt au disque (au risque de tendre vers la masturbation intellectuelle mais ce n'est pas forcément rare chez Important Records), il me semble difficile d'y éprouver le moindre plaisir sensoriel, ce qui reste quand même d'une importance primordiale dans l'appréciation de la musique. Il y a beau y avoir quelques très beaux passages instrumentaux (au milieu de 'Chalice of cypress' par exemple, et l'introduction de 'Velvet Shoon') mais, entre les morceaux qui s'étirent à l'infini ( que 'pirin planina' est long...) et les effets vocaux extrêmement pénibles, impossible de vraiment profiter de ce disque. Impossible de vraiment le détester non plus...

 

Label : Important

Année de sortie : 2009

Nombre de morceaux : 6

Durée : 43:34

 


Morceau préféré : /

Bilan : BOF

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