28.05.2010

Ils ne risquent as de vous guérir

Chez de nombreux groupes relativement mainstream, la reprise peut être un symbole de deux choses : l'arrivée au stade de groupe qui compte, suffisamment bankable pour qu'on lui demande d'apparaître au milieu de ses pairs sur un tribute, et celle au stade de groupe qui n'a plus rien à dire, tout juste capable de pondre 10 titres médiocres (ou pires) pour son nouvel album mais réduit aux remixes et aux reprises pour les faces B de singles. Placebo a maintenant allègrement dépassé ces deux stades...

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Quoi ? Placebo ? En ce lieu ? Bah oui, relisez le titre de ce blog... Et puis je l'ai achetée cette compil de reprises, vu qu'elle était proposée à un prix modique et que je n'ai jamais cautionné la politique du label de ressortir les albums du groupe avec des « bonus » (dans le cas présent en deuxième disque de Sleeping with ghosts) ou en sortie uniquement digitale (en 2007), alors j'ai le droit d'en dire du mal. Un achat sans doute motivé par une nostalgie de cette lointaine époque où Placebo était encore un groupe marginalement excitant.

 

Et on a là un magnifique exemple de la déchéance d'un combo, qui ne fut, il faut bien le reconnaître, jamais plus qu'anecdotique. 'Bigmouth Strikes Again' ou 'Johnny and Mary', enregistrés quand il était encore crédible et pas encore source de moquerie, sont ainsi des reprises solides mais sans surprise, où sont juste rajoutés à l'original la voix chevrotante du Molko (le Julien Clerc de l'indie music) et quelques guitares un peu anguleuses (pas trop non plus, hein, il y a des gamins de 12 ans qui écoutent). Mais c'est après que ça se gâte, quand Placebo se met à abuser de la reprise « décalée » pour meubler ses singles, le problème étant justement que le côté décalé tient tout au plus au choix de la chanson.

 

Là où certains tentent de détruire et de reconstruire, Brian et sa bande se contentent d'une interprétation pépère et fidèle, agrémentée des différents gimmicks du groupe. Le pire est atteint sur un 'Daddy Cool' où l'on semble rendre hommage à Boney M quand une telle merde aurait mérité d'être totalement massacrée et réinventée. Mais on dira facilement la même chose pour 'Jackie' ou 'I Feel You', le tout échappant de peu au titre de pires reprises de l'univers uniquement parce que Razorlight en a commis quelques-unes de franchement infâmes (n'est-ce pas les Cure ?).

 

D'un autre côté, il faut relativiser un peu. Placebo était encore jeune quand il se permit de massacrer le 'Where is my mind' des Pixies alors qu'il était encore capable de produire un 'Running up that hill' de Kate Bush tout à fait honorable (et en tout cas valant largement l'autrement plus côté 'Hounds of Love' des Futureheads) en 2003. Et finalement, si Covers montre quelque chose, c'est peut-être que Placebo n'a jamais été plus qu'un petit groupe mineur sans trop d'imagination dont la déchéance fut bien rapide...

 

Label : EMI

Année de sortie : 2010

Nombre de morceaux : 10

Durée : 40:45

 

Morceau préféré : 'Bigmouth Strikes Again'

Bilan : BOF

20.05.2010

Juste en passant...

... un tout nouveau groupe de jeunes folkeux américains. Un joli nom, de jolies démos... on attend mantenant de pied ferme le premier EP de A Fair Few.

15.05.2010

I've got a crush on them

Parfois je me demande si certains (non, je ne pense à personne en particulier Thomas) n'ont pas raison en pensant que j'écoute trop de post-rock dépressif et comment ma femme fait pour supporter (pas toujours plus de 2 morceaux...) tous ces trucs -je cite- "super-lents", "super-chiants" et "qui se ressemblent tous". Et puis je tombe sur un album comme ce 'epilogue in waves' (rien que le titre était pour moi...) et je suis de nouveau amoureux du genre.

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Je n'avais jamais entendu parler de Bitcrush juste avant de tomber sur cet album parmi les soldes d'un de mes magasins de disques habituels. Mais entre son titre, sa pochette et son label, n5MD où l'on retrouve aussi Port-Royal, SubtractiveLAD, Last Days ou Lights Out Asia, il m'était difficile de ne pas craquer. Et comme prévu, je me retrouve avec un album naviguant entre post-rock et ambient. Mais qu'a-t-il de plus que les autres, pourquoi est-ce que je lui trouve une beauté telle qu'elle m'a incité à écouter plus un album datant de plus de deux ans que le tas de nouveautés empilées près de la chaîne ? Difficile à dire...

 

Des envolées de guitares particulièrement lyriques ('pearl') ? Des passages de post-rock apaisé et mélodique ('an island, a penninsula') comme Sigur Ros désespère d'être encore capable d'en écrire ? Des moments d'ambient ('of days') organiques et jamais abstraits ? Quelques lignes de chant éthérés et reposants ? Oui, tout ça et plein d'autres choses encore. Ce qui ressort en fait, c'est cette impression d'être immergé dans une mer de sons réconfortante et absorbante comme seul l'album d'Aarktica me l'avait fait ressentir récemment. Bitcrush vient de sortir un nouvel album, on en reparle sans doute bientôt...

 

Label : n5MD

Année de sortie : 2008

Nombre de morceaux : 10

Durée : 54:07

 

Morceau préféré : 'an island, a penninsula'

Bilan : EXCELLENT

14.05.2010

Ouais un billet !!!!!!!!!!!!!!!

Eh oui, incroyable, ce blog revient à la vie. Et je vais tenter de le maintenir ainsi (si si si, c'est une promesse, mais je garde les "nouveautés" pour DLMDS) ! Et pour commencer une petite (on va commencer court hein, d'autant que là, il n'y a pas 150 milliards de trucs à dire) chronique avec le nouvel album de The Shazam.

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Que dire de plus que The Shazam fut pendant une décennie un groupe Rainbow Quartz. En gros (allez jeter une oreille aux groupes de ce label...) un combo bloqué quelque part à la fin des 60's et dont le comble de la modernité doit être Cheap Trick (ce qui n'est pas un reproche, loin de là, mais un simple constat) et la perception de Big Star que ce sont de dangereux révolutionnaires présentant un danger pour le futur de la musique.

 

Voilà donc un album de power-pop tellement daté qu'il en devient intemporel. Pas un seul moment on a l'impression d'être en 2010 (ni en 2000 ou en 1990 d'ailleurs...) ni d'entendre le moindre morceau original. Pourtant, on serait bien en peine de dire à qui ressemble exactement chaque morceau de The Shazam (citer 50 noms serait à la fois plus facile et très faux...) tellement ils ont réussi en 10 ans de carrière (et un gros paquet d'albums) à affirmer leur propre identité dans leur propre petite niche. Tout juste peut-on dire que ce Meteor a tendance à être un peu plus lourd au niveau des guitares que ses prédécesseurs et que du coup l'ambiance s'y révèle bien plus pesante...

 

Label : 50 Foot

Année de sortie : 2010 (2009 en digital)

Nombre de morceaux : 11

Durée : 38:00

 

Morceau préféré : 'Don't Look Down'

Bilan : BON

 

 

05.05.2010

Allez, c'est la reprise...

Oui, j'avais déjà promis ça dans le billet précédent il y a trois semaines... Mais voilà, c'est dingue ce que ça vous occuppe des enfants pendant les vacances et comme il fallait aussi bosser sur le nouveau look de DLMDS (d'ailleurs vous attendez quoi pour répondre au sondage et gagner un CD ?)

 

Pour redémarrer, on va commencer par évoquer une petite news de dans le mur... du son justement. Les disques du 7ème ciel vous propose de télécharger des rarities d'artistes ayant participé aux concerts du 7ème ciel. Il y a donc des gens comme Orouni, The Sleeping Years, Kwoon, Heligoland, Birch Book, And also the trees, Frànçois & The Atlas Mountains...

 

Juste INDISPENSABLE (et gratuit, alors vous attendez quoi ?)

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