04.12.2010
De l'importance d'avoir un disquaire...
Internet a beau être une source d'information phénoménale, on a beau lire des tas de blogs, zines, sites de toutes origines et être ami virtuel sur des sites dits sociaux avec des tonnes de groupes, il arrive encore qu'un album d'un de ses artistes favoris de ces dernières années (mes tops en sont la preuve) sorte sans que l'on ne soit au courant. Et c'est donc une magnifique surprise de tomber dessus chez son disquaire en cherchant vaguement tout autre chose.

Bon, on ne va pas en faire une longue chronique de ce nouveau Sharron Kraus (gardons ça éventuellement pou dans six mois sur DLMDS...) qu'on a écouté quatre fois depuis qu'on est rentré à la maison, négligeant les autres achats (la réédition du Drift des Apartments, le live de Jonsi et le The Spoils de Zola Jesus qu'on connait déjà mais ne possédait pas) pour y consacrer tout son temps. Et une chose est sûre, avant ce The Woody Nightshade, on n'avait que 9 albums assurés pour le top10 de fin d'année et tout un tas d'albums entre lesquels choisir le dixième. Le problème ne se pose plus. Ce qui signifie sans doute qu'un nouvel excellent album arrivera d'ici la fin décembre afin de rendre la liste difficile...
Que dire après si peu d'écoutes si rapprochées ? Que la voix de la dame est toujours superbe, claire, précise et cristalline. Mais elle semble l'essayer pour de nouveaux effets, sur de nouveaux territoires... enfin, il y a quelque chose d'un peu différent quoi. Et elle a choisi de se faire accompagner par quelques comparses (du coup on est surpris qu'elle n'ait pas encore choisi un nouveau nom...). Musicalement, le folk légèrement médiévisant se teinte de couleurs ici un peu dark, là un peu psyché, avec toujours une profondeur, une capacité d'atteindre l'émotion, assez inégalables. En fait le côté très parfait habituel chez elle, se fissure un peu pour donner un côté nettement plus humain. Mais tout cela demande confirmation par bien d'autres écoutes...
S'il est encore trop tôt pour affirmer que The Woody Nightshade deviendra mon album préféré de Sharron Kraus, il est clair qu'avec celui de Annabeth McNamara (et éventuellement le Joséphine Foster qui me demande plus de temps pour me prononcer), il se distingue très largement du reste de la production de folk féminin de cette année 2010 qui semble marquer le début du recul d'un "genre" trop envahissant depuis 5 ans. Et il est fort dommage que l'on n'en parle pas nettement plus au profit de starlette nettement moins convaincante...
21:11 Publié dans album britannique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note



Commentaires
Note que sa sortie est assez neuve aussi.
Je ne serais pas étonné qu'il soit haut dans le top que je ne ferai pas...
Écrit par : mmarsupilami | 04.12.2010
Ouhala, je suis en train d'écouter (et découvrir) cet album, c'est MAGNIFIQUE !
Pas très loin d'Espers je trouve. Merci Lyle !
Écrit par : Alex (Le Yéti) | 05.12.2010
@mmarsup : plus d'un mois quand même, et aucun gros site anglais ou américain n'en a parlé, il me semble.
@Alex : oui, Espers est une bonne référence pour cet album, beaucoup plus que pour les précédents, plus dans le folk britton classique. A force de faire des disques avec les membres féminins d'Epsers (Meg Baird et Helena Espvall)...
Un ou deux morceaux ont un côté Fursaxa aussi...
Écrit par : lyle | 05.12.2010
Notion du temps toute relative...
;-)
Mais c'est clair, on ne se jette pas dessus...
Écrit par : Mmarsupilami | 05.12.2010
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