27.04.2011

Fonce, Alfonso !

Pour ceux qui ne liraient pas les news de DLMDS (ils ont tord, il y a des liens vers des tonnes de trucs vachement bien et la plupart du temps gratuits), j'ose un petit billet pour dire que Alfonso Velez, dans le genre singer-songwriter torturé à la voix de velour, c'est top et en plus l'album est gratuit par ici.

 

Du coup, je vous rajoute une petite vidéo :

 

25.04.2011

les vancaces sont terminées...

... et j'ai presque rien fait !

 

La version 2.0 de jécoute est loin d'être là (le week-end prochain ?), DLMDS et encore plus peintures-émois ont vu le nombre de billets se réduire comme neige au soleil (OK, il n'y avait pas de neige, mais par contre on a le soleil). Mais bon, vous avez envie de bosser vous, pendant les vacances ? (Comment ça, c'est pas pareil, moi j'ai des vancances tout le temps ?)

 

Mais en fait, la raréfaction de ma prose est dûe uniquement au temps consacré à écrire un billet pour Thomas sur Interlignage. Alors vous allez immédiatement lire mon avis (même si vous vous en foutez) sur le deuxième album de The Airborne Toxic Event. Vous avez même le droit de commenter, je me sentirais moins seul.

 

Et je vous file même un lien vers la vidéo de 'Changing' par ce que je suis comme ça.

 

Et aussi vers une vidéo du groupe (regretté) qui a inspiré le titre du billet.

19.04.2011

En haut de la montagne

What's There To Write About? nous disent les Crooked Mountain, Crooked Sea en titre de leur premier album. Et je serais bien tenté de leur répondre « et oui, que vais-je bien pouvoir écrire? ». Non pas qu'il n'y ait rien à écrire sur ce disque, non simplement, qu'écrire de plus que ce que Thomas a raconté en d'autres lieux. Déjà qu'il n'y a rien de plus difficile que de chroniquer un album de hardcore (quoi ? Si ? Chroniquer un disque d'ambient sans utiliser les adjectifs planant, hypnotique, envoutant, atmosphérique... Ok pas faux...) alors passer après notre maître à tous... Mais on va quand même essayer de vous donner envie d'aller écouter un disque que vous pouvez télécharger pour par un rond par ici.

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Il y a d'abord cette façon d'éructer comme si sa vie en dépendait tout en gardant un côté délicieusement audible et touchant. Ensuite cette musique partant dans tous les sens sans aucun souci des codes ou conventions du genre auquel elle appartient. La rythmique peut bifurquer d'un seul coup vers le post-punk (un ou deux passages font penser à du Cure épileptique) voire vers le maths rock tandis que les guitares fusent de riffs incendiaires d'une rare violence. Et puis il y a cette authenticité, cette brutalité, cette crudité qui fait qu'on a l'impression que le groupe est en train de jouer à côté : c'est imparfait, direct, parfois légèrement maladroit mais d'un naturel et d'une spontanéité rares. Bref, à moins d'être allergique à toute musique un peu bruitiste, foncez vous le procurer maintenant !

 

Label : ?

Année de sortie : 2011

Nombre de morceaux : 10

Durée : 28:59

 

Morceau préféré : 'Second Guessing From An Armchair'

Bilan : EXCELLENT

10.04.2011

Un chemin pour Toulouse ?

Trop de disques ! Il y a bien trop de disques qui sortent. Tellement que nombreux sont ceux qui passent totalement inaperçu. Tenez par exemple Send For The Sea de Viarosa. J'avais beaucoup aimé leur premier album Where The Killers Run et je n'ai jamais su qu'un deuxième était sorti (il m'aura fallu plus de deux ans pour m'en apercevoir) : rien sur les blogs francophones ; à peine plus sur les blogs et sites anglo-saxons... une misère ! Alors pourquoi ?

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Un genre peu populaire en ce moment ? Pas vraiment, on est en présence d'americana tendance folk crépusculaire avec une pointe de blues quand il faut. Du genre qui prend aux tripes avec sa noirceur, son chant bien mâle, rauque et pesant. On pense à Nick Drake, Nick Cave, Will Oldham voire Johnny Cash, Woven Hand ou Cousteau (remember them ?). Et si Josh T. Pearson ou Timber Timbre arrivent à envahir le net, il n'y a aucune raison que Viarosa n'y arrive pas.

 

Un disque mauvais ou juste banal alors ? Pas du tout, Send For The Sea n'est aucunement une copie de qui-que-ce-soit et trace tranquillement son propre sillon dans un style fertile en belles moissons. Il y a là des arrangements somptueux, de grands moments de tension comme de répit et même une jolie petite voix féminine pour apaiser tout ça.

 

Alors ?

 

Juste un de ces disques dont on n'a pas parlé parce qu'il y en avait tant d'autres mis en avant, bons comme mauvais. Mais il est toujours temps de le découvrir, il en vaut sacrément la peine.

 

Label : Pronoia

Année de sortie : 2008

Nombre de morceaux : 12

Durée : 53:47

 

Morceau préféré : 'Cruel Pull Of The Stars'

Bilan : EXCELLENT

06.04.2011

A vos ordres mon caporal !

Les toujours frétillants dEUS et les depuis longtemps disparus (et regrettés) Evil Superstars forment une sorte de duo fondateur d'un certain indie-rock belge sexy et déviant par les groupes dont leurs différents (et très actifs) membres font ou ont pu faire partie (Millionnaire, Creatures From The Atom Brain, Radical Slave...) comme par ceux qu'ils ont pu influencé. Petit nouveau sur cette scène, Sir Yes Sir est un peu entre les deux catégories puisque sa tête pensante Tijs Delbeke a semble-t-il déjà travaillé un peu avec dEUS.

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Ce Sir Yes Sir EP n'invente strictement rien dans le genre mais est d'une efficacité et d'une fraîcheur redoutables. Des guitares abrasives, un chant puissant et un brin coquin (qui possède un je ne sais quoi de Mauro), une petite louche de fonk pour faire frémir le bassin, des cuivres bien chauds... Les passages les plus lents sont trompeurs car ils précèdent toujours la tempête alors que les plus rythmés ne manqueront jamais de vous remuer. Rien à jeter sur ces six titres et voilà un groupe qu'on suivra désormais très attentivement !

 

L'EP est en téléchargement gratuit par ici, alors qu'attendez vous ?

03.04.2011

Est-ce que le Robin nait cool ?

Après le côté pile, timide et intimiste, voici le côté face, sauvage et électrique, de Robin Adams. Bon, ne vous excitez pas trop vite, hein, c'est pas du death metal non plus... Mais écouté à la suite de Be Gone, Robin Adams' Train Crash Choir surprend quand même, et plus qu'un peu.

 

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On vous épargnera pour cette fois l'étude de la pochette (mais c'est juste parce que rien ne me venait sur Alice ou Donnie Darko, vous pensez bien) pour se concentrer sur la musique. Et en une demi-heure chrono, Robin / Hyde balance dix tubes pop-rock, teintés, ici d'une pointe de garage, là d'une bonne louche de psyché, dont l'absence sur les ondes du monde entier ne peut s'expliquer que par la surdité des programmateurs radio (ou plus vraisemblablement par la confidentialité du label).

 

Des morceaux immédiats, gentiment rythmés, impeccablement écrits et chantés sur un mode beaucoup plus mâle que ceux de Be Gone. On s'imagine facilement à la fin des 60's ou au début des 70's. On pense parfois aussi à des gens comme BRMC ou les Dandy Warhols mais en beaucoup plus direct et sans les oripeaux sonores. Une musique légèrement surannée mais jamais nostalgique. Intemporelle, légère et juste un peu mélancolique par moment.

 

Alors que ce soit dans sa version Jekyll ou sa version Hyde, la seule certitude c'est que Robin Adams vient de rentrer dans le clan des singers/songwriters qui comptent. Souhaitons lui maintenant le succès qu'il mérite. 

 

Label : Red Dog Eye

Année de sortie : 2011

Nombre de morceaux : 10

Durée : 30:11

 

Morceau préféré : 'Double Vision' (mais le choix est TRES difficile)

Bilan : EXCELLENT

 

Myspace      -      DLMDS

02.04.2011

Dans la famille Adams, je voudrais Robin...

Première face d'un diptyque (la suite demain) dont on a un peu de mal à saisir la raison (les deux disques sont certes différents, mais un double album aurait pu jouer le même rôle de séparation entre les deux), Be Gone est un de ces disques dont la pochette dit à la fois tout et rien (vous êtes bien avancés, avouez-le...).

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Une silhouette seule, toute petite devant un paysage : c'est finalement une parfaite représentation (et très classique en plus) du folkeux adepte d'une musique un peu roots et très dépouillée. Il est au milieu de la route, un vaste espace semble s'ouvrir devant lui : celui des myriades de possibilités offertes à un type seul avec sa guitare. En tout cas il sort du bois (le joli folk boisé très traditionnel de Down to Reverie) mais pour aller où ?

 

Le noir et blanc est trompeur : Robin Adams ne sort pas de l'obscurité, son premier album étant finalement assez léger et rêveur, pour aller dans la lumière. Ce n'est pas non plus le contraire (après tout cette silhouette vient peut-être vers nous), Be Gone n'etant pas malgré son titre un album particulièrement sombre. C'est un disque honnête, assez cru parfois, très introspectif et à l'orchestration minimaliste. Un disque pas dépourvu de couleur et de chaleur, avec son jeu de guitare inspiré et son chant tout en nuance, qui me fait penser en même temps et assez curieusement à Mark Aston l'ex-Addict et Andy Yorke l'ex-Unbelievable Truth.

 

Be Gone est un superbe album d'un artiste qui semble mettre sa timidité, son introspection à nu et dont Thomas parle tellement mieux que moi... Alors laissez vous toucher !

 

Label : Red Dog Eye

Année de sortie : 2011

Nombre de morceaux : 10

Durée : 32:07

 

Morceau préféré : 'One'

Bilan : EXCELLENT

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