29.02.2012

le mercredi c'est gratuit (III)

S'il est difficile de ne pas se perdre (et de ne pas perdre beaucoup de temps...) en naviguant au milieu des milliers et des milliers de trucs qui sont sur Bandcamp, le jeu en vaut parfois la chandelle comme quand je suis tombé sur Carpet of Horses. Pourquoi celui-là ? Le nom et la "pochette" n'étaient pas particulièrement engageants... Mais des les premières secondes de 'Take Hold', j'ai été happé par une musique qui ne m'a plus lâché (note pour tous les groupes : sur ce genre de site, mettre un premier morceau accrocheur dès son introduction...).

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Pour vous donner une idée de ce à quoi ressemblerait l'ambient / folk de Tobin James Steward et ses amis, je dirais qu'on a affaire à un mélange d'americana et de post-rock lent comme Sigur Ros mélangerait folk nordique et post-rock lent ; à un étrange amalgame de Rivulets, Barzin, Elliott Smith et Eluvium (toutes proportions gardées, bien entendu...). Et après trois morceaux à la douce et suave lenteur, l'EP se termine par un 'Train Tracks' lourd et brutal, annoncant un orage prochain... qui ne viendra donc pas, du moins pour cette fois. En tout cas un très beau premier essai qu'on vous conseille vivement d'aller télécharger par ici.

27.02.2012

Le lundi c'est vieillerie (III)

Il est des disques dont on comprend trop bien qu'ils n'aient pas marché, tout en se disant que "merde, un truc aussi bon et différent, quand même !". Indian Ink, le premier album du groupe au meilleur nom de l'univers de tous les temps, Meanwhile Back In Communist Russia... fait partie de ces disques-là.

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La musique ici est facile à décrire, elle est pile au milieu d'un quadrilatère improbable formé par Mogwai, Arap Strap, les Delgados et Black Box Recorder. Avec un petit côté électro en plus. Pour ceux ne maîtrisant pas le who's who des groupes indés de la fin des 90's, nous avons donc affaire à un groupe de post-rock (mais pas que) utilisant une voix féminine énervée en spoken word sur des mélodies excitées.

 

Sauf que cela ne suffit pas à rendre hommage à un groupe travaillant autant sur les rythmes que les sonorités, capable aussi bien d'une intro façon Low lo-fi et décalée ('Life-Support') que d'un maelström sonore particulièrement destroy, qui se transforme en ambient des plus glauques ('Now I am Lifting'). Un disque qui a non seulement bien vieilli mais surtout semble encore plus frais et inventif en 2012 qu'à sa sortie il y a 10 ans. Très fortement recommandé...

 

Label : Jitter

Année de sortie : 2002

Nombre de morceaux : 8

Durée : 30:08

 

Morceau préféré : 'Come Back'

Bilan : EXCELLENT

25.02.2012

le samedi, c'est défi (III)

Pour ceux qui ne suivraient pas, tous les samedis, il faut trouver un groupe / artiste et un album (qui sera chroniqué le lundi suivant) à partir des indices que je vous donne. Et on a jusqu'au vendredi minuit pour me donner la réponse par mail à cette adresse. Le premier à 15 points gagne un cadeau surprise...

 

La semaine dernière, il fallait trouver Meanwhile back in communist Russia... - Indian Ink. Personne n'a trouvé, voici donc le défi n°3, très facile, ce coup-ci :

 

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Le classement :

1. Thomas (1 point)

24.02.2012

Le vendredi c'est vieillerie aussi (II)

On aura finalement très peu parlé au moment de sa sortie de A.M, l'album de Magnetic Morning, le duo composé d'Adam Franklin de leader de Swervedriver et de Sam Fogarino, le batteur d'Interpol. Est-ce le fait que le duo a changé de nom (c'était The Setting Suns au départ) et beaucoup tardé avant de sortir ce disque ? Ou tout simplement le fait que, honnêtement, le mec de Swervedriver et le batteur d'Interpol, en fait tout le monde s'en fout...

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Mais dans tous les cas, il est bien dommage que cet album soit passé inaperçu car il évite de s'enfermer dans les genres de chacun (le shoegaze pour Adam, le revival post-punk pour Sam) pour proposer une musique assez personnelle et audacieuse. Que ce soit sur le rock tendu de 'No Direction' ou le plus lent 'Come Back' (qui évoque le slowcore de Low), Magnetic Morning offre de l'indie rock solide et plutôt différent de ce qe l'on peut entendre en ce moment. Pas un grand disque, mais tellement supérieur à 98% des projets parallèles de gens connus habituels...

 

Label : Friend or Faux

Année de sortie : 2009

Nombre de morceaux : 10

Durée : 43:32

 

Morceau préféré : 'Come Back'

Bilan : BON

22.02.2012

le mercredi c'est gratuit (II)

Vous trouvez que, vraiment, les Vivian ou les Dum Dums sont des filles bien trop propres alors que les POBPAH sont trop mous du genou ? Alors pourquoi ne pas donner une chance à The Creakies dont le Redwood EP est en "name your price" sur Bandcamp ?

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La recette de ce duo féminin n'est pas neuve (elle a 25/30 ans comme pour 86,24% des disques sortant actuellement) mais elle est efficace : mélodies énergiques et bien troussées sur nappe de fuzz et de reverb bien cracra, le tout porté par un chant qui accroche et pique un peu mais est souvent bien loin dans le mix. C'est pas original et totalement imparfait mais c'est tellement fun et frais que ça fait passer les évidents défauts.

 

 

21.02.2012

Et pour une poignée de photos de plus...

Sleepingdog au Café de la Danse, c'était bien (la preuve) alors du coup, quelques photos bonus...

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20.02.2012

Le lundi c'est vieillerie (II)

J'ai toujours tellement aimé les underdogs qu'aucun des "grands" groupes de Britpop n'a trouvé grâce à mes yeux : ni Oasis, ni Blur, ni Suede, ni Pulp... A la place, j'écoutais des groupes dont le succès fut limité et bref, mais qui furent beaucoup moqués par la suite (Echobelly, Salad...) ainsi que des losers pas franchement magnifiques et totalement oubliés (à raison ?) de toute personne de goût (Bawl, Perfume, Elcka...).

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C'est dans la première catégorie qu'il faut ranger Marion, dont la carrière ne semble avoir été qu'une longue suite de désillusions : addiction de son chanteur Jaime Harding, abandon de la maison de disque pour la sortie du deuxième album, reformation prometteuse stoppée par de graves problèmes de santé pour Jaime... Pourtant This World and Body trouve sans problème sa place parmi mes dix albums préférés et reste, si on en croit les forums, un album cher à une grosse poignée de fans.

 

Mais qu'y trouve-t-on donc dans cet album ? Eh bien, des riffs déjà, et des guitares bien puissantes qui tiennent plus du power-rock que de la britpop (on est pas si loin par moment de leurs quasi-contemporains Three Colours Red) qui laissent sceptiques sur l'appellation qui a pu leur être donnée (comme à 18 259 autres combos depuis 20 ans) de nouveaux Smiths, adoubés même par Morrissey (dans l'industrie musicale on appelle ça le "baiser de la mort") et Johnny Marr, qui produira même leur deuxième opus The Program.

 

Un chant d'une morgue inégalée. Pas la morgue gouailleuse et populo d'un Liam Gallagher, non, la certitude hautaine d'être au dessus de la masse. Une façon d'asséner son texte avec une assurance totale et une brutale certitude. Des mélodies imparables qui font de chacun des 12 titres présents un tube imparable, épique et lyrique à mettre la honte au meilleur de Muse. Et même une intro à l'harmonica que j'adore, sur 'Sleep'. Par bien des côtés, la musique de Marion, qui évoque aussi bien les Cure période Wish que le rock énergique de Veruca Salt tout en gardant toujours un côté pop très britannique, aurait dû cartonner, en particulier aux USA.

 

Ils sont de re-retour depuis la fin d'année 2011. Que va-t-il leur arriver cette fois ? Le succès, enfin ? Difficile d'y croire, mais moi je ne cesserai jamais d'écouter This World and Body encore et encore...

 

Label : London

Année de sortie : 1996

Nombre de morceaux : 12

Durée : 43:32

 

Morceau préféré : 'Sleep'

Bilan : TOP DU TOP

 

Vidéo de 'Sleep' en live

Vidéo de 'Toys for Boys'

The Marion Archives avec plein de trucs à télécharger

18.02.2012

le samedi, c'est défi (II)

La semaine dernière, je n'avais pas pris le temps d'expliquer les règles, donc les voilà : chaque samedi, un artiste et un titre d'album sont à trouver avec les indices donnés. On répond par email à l'adresse suivante jusqu'au vendredi suivant. Tous ceux qui trouvent la bonne réponse marquent un point et le premier à 15 points gagne un petit cadeau...

 

La semaine dernière, il fallait trouver Marion - This World and Body, et seul Thomas a répondu (et trouvé...). Voici donc le défi n°2... C'est encore facile, mais l'album est moins connu...

 

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Le classement :

1. Thomas (1 point)

17.02.2012

Le vendredi c'est vieillerie aussi (I)

Oui, le vendredi ça sera aussi vieillerie, mais moins. Plutôt des trucs sortis ces 2/3 dernières années et que je n'ai pas eu le courage / temps / inspiration de chroniquer sur dlmds. Ou que je me suis procurer bien trop tard, ce qui est le cas ici. Et pour commencer, quoi de mieux que le troisième album solo de Keith Canisius, que je suis depuis le seul (malheureusement) album du duo Rumskib, chaînon manquant entre Curve et Lush.

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S'il n'a pas totalement abandonné le côté dreampop / shoegaze de ses débuts, ni l'influence d'Ulrich Schnauss très présente sur les deux opus précédents, notre danois expérimente maintenant tous azimuts depuis un petit côté chillwave (non, ne fuyez pas !) jusqu'à une électro plus proche des italiens de Port-Royal. Le résultat est à l'image de la pochette, coloré et psyché, agressif et brumeux, dansant et sinistre. Keith Canisius a depuis publié deux compilations dont on reparle bientôt...

 

Label : Darla

Année de sortie : 2010

Nombre de morceaux : 9

Durée : 51:18

 

Morceau préféré : 'Jimmy'

Bilan : EXCELLENT

15.02.2012

le mercredi c'est gratuit (I)

S'il est devenu quasi-impossible de s'y retrouver au milieu d'une production discographique "officielle" pléthorique, que dire des disques "gratuits". Déjà à la belle époque des netlabels, le choix était large, mais maintenant que tout le monde met sa première démo sur Bandcamp... On parlera donc le mercredi de trucs sur lesquels je suis tombé par hasard au cours de mes pérégrinations ouèbesques, en commençant par l'Orange County EP de Kid Kin.

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Ne vous fiez pas aux apparences (titre + pochette), Kid Kin n'est pas un énième combo qui fait du folk pastoral, mais juste un petit gars de Liverpool, Peter James Lloyd, qui fait du post-rock comme s'il était une bande de jeunes à lui tout-seul. Alors certes, les influences sont marquées (Mogwai, Sigur Ros, EITS...) et les non-fans du genre risquent de se dire en cas d'écoute rapide que "ouais, bon, ça va, c'est du déjà entendu". Ce serait dommage car il y a dans cet EP une douceur et comme un sens du merveilleux pas communs. Et un titre comme The Clock Is Haemorrhaging Time propose une vraie originalité dans sa dynamique et son utilisation des sonorités

 

Alors on va télécharger ça sur Bandcamp où on trouvera aussi son deuxième EP, The Mile of the Smile, très recommandable lui aussi, et un nouveau single qui lui n'est pas gratuit (mais qui n'est pas cher non plus...).

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