28.02.2010

Un bilan londonien : Game Over

Shoot'Em Up (2008)

 

2 £ chez Fopp, le film les vaut-il ?

shoot-em-up-clive-owen.jpg

Scénario : Voyant une femme enceinte attaquée, Mr Smith décide d'intervenir et se retrouve vite avec un bébé et une armée de tueurs sur les bras...

Derrière un concept très con (un homme et une pute dont ne sait rien contre une armée de tueurs et leur leader dont on ne sait rien), le film dévoile progressivement une intrigue de polar classique mais efficace. Un prétexte car il ne pouvait assumer totalement son côté régressif de pur jeu de tir crétin ?

3/5

 

Réalisation : Si les scènes entre les acteurs sont tournées avec tout le soin qu'elles méritent (en gros on s'en fout, elles ne servent à rien), on sent que Michael Davis a sérieusement travaillé ses scènes d'action pour un grand nombre jamais vu (qui a dit "c'était aussi bien comme ça" ?) On en prend plein les yeux avec des plans de canardages totalement délirants mais parfaitement lisibles.

4/5

 

Effets spéciaux : Ils sont là uniquement pour rendre "crédibles" des scènes d'action totalement connes et fonctionnent donc parfaitement...

4/5

 

Gore : A part des carottes utilisées comme arme de poing, ce n'est pas le but du film...

1/5

 

Nudité : La "jeune maman" du début nous gratifie d'un sein et Monica Bellucci de son habituelle scène dénudée (mais pas trop, le cachet ne devait pas être assez gros...)

1/5

 

Personnages : Ils sont encore moins développés que dans un jeu vidéo d'il y a une quinzaine d'année, c'est dire. Caricaturaux et volontairement cons (le tueur à la carotte, la pute allaiteuse...), ils contribuent à renforcer le côté totalement nonsensique et surréaliste du métrage.

0/5

 

Acteurs : évidemment ils surjouent à fond : Clive Owen est monolithique à souhait, Monica Bellucci est prête pour les productions Besson vu le rôle qu'elle tient et Paul Giamatti semble prendre son pied à interpréter un salopard improbable... Les autres ne restent en général pas longtemps à l'écran avant de se faire flinguer...

3/5

 


 

Bilan : Très con, très bon... que dire de plus... Le film réussit à faire passer les jeux vidéos les plus primaires pour des oeuvres d'art mais se déguste avec un plaisir même pas coupable...

4/5

21.02.2010

Gare aux Garous...

Double programme lycanthropie ce weekend, une grosse prod de l'année et une serie B d'il y a dix ans devenue culte...

 

wolfman.jpgLawrence Talbot (Benicio Del Toro) est revenu sur le domaine familial géré par son père Sir John Talbot (Anthony Hopkins toujours aussi cabotin, mais dans ce film c'est assez logique...) après avoir reçu une lettre de la fiancée (Emily Blunt) de son frère lui annonçant la disparition de celui-ci. Après la découverte du corps affreusement mutilé, il décide de rester pour savoir ce qui s'est passé et part enquêter dans le camp de gitans...

 

Remake peu fidèle d'un classique des années 40, The Wolfman se révèle être totalement sans intérêt tant son désir d'être un film gothique le rend anachronique voire ridicule. Les thèmes sont éculés, l'histoire sans aucune forme de surprise et comme les maquillages de loup-garou (ainsi que les décors) ne sont pas particulièrement réussis... Ajoutez à cela un certain nombre de petites incohérences (sans doute en partie dues au remontage du film et de sa perte d'une demi-heure de métrage), une réalisation très plan-plan (mais qu'attendre de Joe Johnston ?) et une importance excessive accordée aux rapports père-fils et vous saurez qu'il vaut mieux aller voir ailleurs si vous cherchez un bon film d'horreur.

 

ginger snaps.jpgMarginales de leur lycée, les soeurs Fitzgerald sont inséparables. Quand l'aînée, Ginger (Katharine Isabelle), se fait attaquer par une créature au moment de ses premières règles et devient une vamp allumant le tombeur du lycée et réglant son compte à la super-pétasse, Brigitte (Emily Perkins) cherche une solution à cette tranformation aidée par le petit dealer Sam (Kris Lemche)...

 

La lycanthropie en métaphore de la puberté, ce Ginger Snaps n'est pas forcément ni très original ni de très bon goût, mais avec deux actrices plutôt convaincantes (on n'en dira pas autant de la mère incroyablement ridicule...) et une certaine inventivité à défaut de pognon (la transformation est très progressive, ce qui permet de ne voir la créature franchement cheap qu'en toute fin), le film passe plutôt bien, sorte de version crapoteuse de Buffy. Il est en tout cas bien meilleur que le récent Jennifer's Body qui utilisait les mêmes thèmes (les métamorphoses de la puberté et la fin d'une amitié).

 

23.11.2009

Aucune chance d'avoir un prix

Dark Floors (2008)

 

Dark Floors.jpg

Scénario : Insatisfait des résultats des traitements effectués sur sa fille, un père décide de lui faire quitter l'hôpital. Mais en sortant de l'ascenseur où ils se sont retrouvés bloqués avec quatre autres personnes, il découvre des locaux vides et soudainement très inquiétants...

Le coup de l'hôpital hanté, on nous l'a déjà fait plein de fois et il aurait fallu avoir une vraie idée derrière et pas seulement le concept stupide "et si les membres du groupe Lordi hantaient un hôpital ?". Le mélange de monstres (fantômes, démons, zombies...) est inexplicable et un mélange d'idées diverses (tiens un peu de Silent Hill, tiens un peu de boucles temporelles...) de bric et de broc rend le tout incohérent.

0/5

 

Réalisation : Ami des membres du groupe Lordi dont il a réalisé les vidéos, Pete Riski fait preuve d'un solide métier à défaut de génie. Les décors sont habilement utilisés, les scènes horrifiques se tiennent et les interactions entre les personnages correctement mises en boîte. On l'attendra maintenant sur un script plus intéressant...

3/5

 

Effets spéciaux : Le gros point fort du film ! L'hôpital se délabre au fur et à mesure des pérégrinations de nos héros de façon très convaincante et les monstres aussi bien digitaux qu'en latex sont très réussis. Pour le budget du film (important pour la Finlande, ridicule pour la plupart des productions équivalentes), il y a de quoi être extrêmement satisfait.

5/5

 

Gore : Le seul petit bémol est donc pour les rares scènes gore (un arrachement de coeur par exemple) moins réussies et peu graphiques, sans doute pour ne pas choper une interdiction -16 ans.

2/5

 

Nudité : Circulez, y a rien à voir. On ne saura pas si l'infirmière qui plait bien au papa dans des circonstances pourtant peu favorables est nue sous sa blouse.

0/5

 

Personnages : Ils ne sont absolument pas développés, ni dans leur caractère ni dans leur histoire. On a donc affaire à des archétypes archi-connus : la gentille infirmière, le papa en colère, le sale type qui ne pense qu'à lui, le gardien black... On ne sait même pas de quoi souffre réellement la fillette !

1/5

 

Acteurs : Au pire de complets inconnus, au mieux des habitués des apparitions dans les séries télé et téléfilms (le bellâtre Noah Huntley, William Hope ou Ronald Pickup), ils s'en tirent tous fort honorablement vu la minceur de leurs personnages et arrivent même à les rendre relativement crédibles. Mention spéciale à la petite Skye Bennett plus autiste que nature (d'un autre côté, on peut comprendre que la lecture du script l'ait mise dans cet état) et à Dominique McElligott  charmante en infirmière débrouillarde. Par contre les membres du groupe Lordi prouvent que l'on ne s'improvise pas monstre de film d'horreur comme ça...

3/5

 


 

Bilan : Il y avait de quoi faire une très sympathique série B vu la réussite technique du projet. Mais un scénario de toute évidence bricolée à la va-vite pour profiter de la victoire de Lordi à l'Eurovision et une conclusion totalement ratée plombent totalement le film et le font glisser dans la catégorie nanars pas drôles mais regardables si on n'est pas trop difficile.

2/5

23.07.2009

Tu aimes les films de gladiateur ?

Prison (1988)

 

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Scénario : Pour accueillir des détenus de plus en plus nombreux, une prison laissée à l'abandon depuis 20 ans est remise en service avec à sa tête le tordu gardien Sharpe. Mais des évènements survenus dans le passé vont bientôt provoquer d'étranges phénomènes...

Mélange de film de prison et de film de genre, il annonce le Shocker de Wes Craven qui ne sortira que l'année suivante. L'histoire n'est pas follement originale mais se laisse voir sans déplaisir.

3/5

 

Réalisation : Premier film américain de Renny Harlin, Prison montre toutes les qualités de son réalisateur, capable à la fois de meubler d'assez nombreuses scènes de présentation (le scénariste ne savait visiblement pas comment faire un film de 1h30 à partir du synopsis)  et de rendre efficaces les rares scènes d'horreur. Même fortement décrié, il montrera par la suite toutes ses qualités.

4/5

 

Effets spéciaux : Ils sont rares mais assez réussis dans le contexte des années 80. On pense à Hellraiser, les Griffes de la Nuit et autres classiques de la période qui savaient ménager et rendre efficaces les rares moments d'horreur. Les effets de lumière ne sont pas sans rapeller les films de Carpenter.

3/5

 

Gore : On est plus dans la suggestion que dans l'affichage franc et direct de ces dernières années. Pour les fans de tripailles, il n'y a pas grand chose à voir...

1/5

 

Nudité : Dans un film de prison d'hommes, impossible d'espérer quoi que ce soit, le film n'ayant pas osé trouvé de raison bidon de dénuder la seule actrice féminine. Par contre, quelques Happy Few seraient sans doute heureuses de voir Viggo jeune et en caleçon.

0/5

 

Personnages : Tous les poncifs du film de prison sont présents aussi bien au niveau des détenus que des matons mais cela n'est  pas franchement gênant.

2/5

 

Acteurs : Lane Smith est un vieux de la vieille vu d'innombrables fois au cinéma comme à la télé ( V ou Lois et Cklack, entre autres) qui convient parfaitement en responsable de prison intransigeant. Chelsea Field, en idéologue de la reconversion carcérale, fait du mieux qu'elle peut pour meubler un rôle qui semble inutile et juste servir d'alibi. Elle ressemble à nombre de ces héroïnes interchangeables des films de genre des 80's... Parmi les nombreuses gueules cassées très réussies qui composent les détenus de la prison, on note le très baraqué Tom "Tiny" Lister Jr acteur et catcheur occasionnel ainsi que Tom Everett, habitué des séries télé. Et puis, Viggo Mortensen en voleur de voiture cool montrait déjà toutes ses qualités dans un de ses tous premiers films.

4/5

 


 

Bilan : Très daté et souffrant indubitablement par rapport aux chef d'oeuvres de Carpenter ou de Craven, le film a néanmoins un petit cachet sympathique. Les faiblesses d'un scénario bien léger sont facilement effacés par un réalisateur et des acteurs plutôt bien inspirés.

3/5

07.07.2009

Epouvante... aille !

Scarecrow Slayer (2003)

 

scarecrow.jpg

Scénario : Dave, son meilleur ami Karl, sa petite amie Mary et la meilleure amie de celle-ci viennent voler un épouvantail dans le champ de Caleb qui tue Dave d'un coup de fusil. Habité par l'âme de ce dernier, le Scarecrow revient à la vie et peut commencer le massacre...

"Héros" d'un premier DTV pourtant déjà pas franchement réussi, le Scarecrow est de retour dans une production ultra-fauchée. Dommage que l'équipe qui l'a commise n'ait pas réalisé qu'un boogey-man vaguement charismatique ne sert à rien sans un minimum d'histoire. Avoir une demi-douzaine de personnages retournant sans raison d'un des trois lieux (oui, c'est vraiment fauché) à un autre ne fait pas une histoire...

 0/5

 

Réalisation : On a du mal à croire que David Michael Latt, producteur, scénariste et spécialiste des effets spéciaux d'un nombre certain de série Z ait pu réaliser d'autres films tant sa mise en scène est ici catastrophique. Plans serrés incompréhensibles, effets de flou sur les personnages, utilisation des décors rendant la compréhension des lieux impossibles... La palme de la nullité revient sans doute au combat entre les deux (eh oui, il va y en avoir un deuxième) Scarecrows dans le noir proprement hilarante d'amateurisme (deux copains avec une caméra numérique feraient dans doute mieux)... 

0/5

 

Effets spéciaux : Le costume du Scarecrow est du niveau d'un épisode d'X-Or (mais si, rappellez-vous, le shérif de l'espace) et une ou deux incrustations digitales pour des scènes de meurtre semblent avoir été faites avec un ZX Spectrum.

0/5

 

Gore : La faux du Scarecrow fait quelques victimes (un homme coupé en deux par exemple) mais on nous en montre pas trop, sans aucun doute au vu de la nullité de maquilleurs incapable de faire du sang ou de la tripaille convaincants. Ce qui aurait pu être le seul point fort du film disparaît...

1/5

 

Nudité : Est-ce aussi pour des raisons d'argent que l'héroïne refuse d'enlever son short et son débardeur ? Peu de gore et pas de nudité, les producteurs de ce chef-d'oeuvre n'ont vraiment rien compris au concept de la série Z...

0/5

 

Personnages : Caricaturaux à l'extrême, on a ainsi droit aux geeks et aux bullies côté étudiants, au médecin dragueur, au flic borné et infidèle. Ils ne sont malheureusement même pas drôles !

0/5

 

Acteurs : Pour la plupart dans leur premier rôle ou presque, ils n'ont rien fait depuis, ce qui n'est pas une surprise vu ce qu'ils nous montrent ici. Mention spéciale pour l'héroïne jouée par Nicole Kingston qui semble traverser tout le film sans comprendre un seul instant ce qu'elle est censée faire. On note tout juste deux habitués des petits rôles dans les séries télés et les DTV, Kim Little en policière prête à accoucher et DC Douglas en médecin qui ne relèvent pas franchement le niveau. Reste ce bon vieux Tony Todd (ah, Candyman...) qui cabotine comme un fou dans sa poignée de scènes et qui mérite à lui seul que je ne mette pas encore 0...

1/5

 


 

Bilan : Une catastrophe, sans doute une des pires séries Z que j'ai eu la "chance" de voir, qui ne mérite même pas son 2.1 de moyenne sur us.imdb tant il n'y a rien à sauver. On n'arrive même pas à en rire...

0/5

07.06.2009

Elles sont trop bath

Et oui, parmi les nouveautés à venir avec la création de danslemurduson qui a la primeur de mes billets musicaux (mais rassurez-vous, dès que j'ai plus de temps, d'autres albums seront chroniqués ici), voici le début de la rubrique que personne n'attendait... roulement de tambours... résonnez trompettes... les DVD de merde (d'autres "surprises" viendront bientôt...)

Je ne me contente en effet pas d'aller voir les pires nanars sortis en salle, je n'hésite pas à acheter pas cher en supermarché, solderie, bazar... des direct-to-video dont on se demande en général comment ils ont pu voir le jour. On commence par...

 

Vampire Bats  (2005)

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Scénario : Une petite ville de Louisiane. Des corps d'animaux sont retrouvés vidés de leur sang. Quand le corps d'un étudiant est retrouvé et que ses deux meilleurs amis sont accusés, Maddy Rierdon, professeur d'université, décide de mener l'enquête. Une fois découvert que ce sont des chauve-souris (ben oui, c'est écrit dans le titre), elle s'oppose au garde-forestier qui ne pense qu'à les exterminer alors qu'elle souhaite découvrir la cause de la mutation qui en a fait des tueuses...

 

Tous les animaux existants ou presque auront donné lieu à un film où ils ont grandi/muté/tourné agressifs, seule la raison change suivant les époques : nucléaire, expérience et en ce moment pollution... Rien de nouveau sous le soleil, pas franchement de rebondissements...

1/5

 

Réalisation : On sent malheureusement la production télé peu ambitieuse et sans trop de moyen. Si Eric Bross n'est pas trop mauvais dans les scènes entre les différents protagonistes, il ne semble pas savoir quoi faire dans les scènes d'attaque de masse des chauve-souris... Plutôt gênant dans un film qui repose sur ça !

1/5

 

Effets spéciaux : Si les scènes avec un grand groupe de bestioles ne sont pas trop ridicules, les scènes où elles se posent et boulottent leurs malheureuses victimes sont du plus haut ridicule. Le créateur des créatures devait avoir vu Gremlins avant ou quelque chose comme ça... Les rares maquillages sanglants sont tout juste passables.

0/5

 

Gore : Ne cherchez pas, il n'y en a pas, ou si peu et si mal fait...

0/5

 

 

Nudité : (ben oui, ça fait partie du genre ) Ne cherchez pas, il n'y en a pas, là non plus. Deux étudiantes en culotte/soutien gorge dont une se fait mordre dans son lit tellement elle est bourrée/défoncée...

0/5

 

 

Personnages : La réussite du film ! Ils sont étonnamment peu caricaturaux (à part ceux qui sont volontairement ridicules) et prennent de l'épaisseur au fur et à mesure. Mention spéciale aux étudiants qui aident l'héroïne, d'abord très stéréotypés (geeks, DJ, pétasse) mais que l'on va découvrir ainsi qu'au couple de professeurs assez justement écrit.

4/5

 

 

Acteurs : Bien évidemment peu ou pas connus, ils semblent y croire plus que l'équipe technique et se montrent dans l'ensemble plutôt convaincants. Depuis l'arrêt de Xena, Lucy Lawless se partage entre série Z et caméo télé. Elle n'est pas ridicule en professeur de biologie. Dylan Neal, Tony Plana et Timothy Bottoms (autrefois George W. Bush dans une mini-série) sont des habitués des productions télés tandis que la jeune Jessica Stroup qui débutait presque dans son rôle d'étudiante un peu en marge accusée à tort, a depuis obtenu un rôle régulier dans la série 90210 (sorte de suite à Beverly Hills) et un des rôles principaux du petit thriller Homecoming.

3/5

 

 


 

Bilan : Pas terrible, vous l'avez deviné. Beaucoup trop light pour convaincre, avec en plus un discours écolo franchement raté. Une petite production télé sans intérêt...

1/5