16.12.2008
pas assez folk ( mon album d'octobre )
De nombreuses critiques que j'ai pu lire se délectent à raconter les origines et la vie apparamment assez spéciales de la demoiselle. Cela meuble facilement une bonne partie d'un billet, mais essayons de nous concentrer sur l'essentiel, la musique et cet album Parplar...

Cet album est tout du long tiraillé entre une tradition folk des Appalaches très traditionnelle ( l'ambiance est parfois carrément Western ) et un anti-folk assez violent jouant sur l'agressivité et la dissonance. C'est à la fois un point fort et un point faible du disque. En effet les sonorités et les ambiances sont du coup variées et parfois très originales. D'un autre côté, cela provoque un manque de cohérence et parfois l'impression qu'une mélodie somptueuse à été sacrifiée sur l'autel de la différence. Il manque la plénitude, la sérénité, l'affirmation de soi qui ferait de Larkin Grimm une future Tori Amos par exemple.
Et puis il y a le chant : il est capable sur certains morceaux d'être d'une touchante beauté, simple, pur et bien posé puis dans le morceau suivant de se révéler criard, énervant et à la limite du désagréable. Il est aussi parfois d'une neutralité totalement sans intérêt. Et c'est bien là le principal problème d'un album alternant morceaux de grâce et morceaux irritants. Un album hésitant trop entre classicisme classieux et révolution sonore. j'attends néanmoins le prochain disque de la demoiselle avec curiosité...
Label : Young God
Année de sortie : 2008
Nombre de morceaux : 15
Durée : 40:24
Morceau préféré : 'Ride That Cyclone'
Bilan : BON
06:03 Publié dans album américain, L'album de merde du mois | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : larkin grimm
07.12.2008
Elle eut Brando ( mon album de septembre )
Manchester est peu réputée pour ses groupes minimalistes et mélancoliques, ce qui explique sans doute pourquoi la réputation d'Anna Kashfi ( étrange choix que celui du nom de la starlette pseudo-indienne qui épousa le grand Marlon et eut un drôle de destin ) reste confidentielle. Espérons que ce troisième album Procurement, sorti sur le label de Last Harbour ( les groupes se partagent trois membres ) leur vaudra enfin un certain succès bien mérité.

Car il y a une vraie variété d'ambiance, les morceaux pouvant évoquer Low ( le très beau 'Fall' qui débute l'album ), Mazzy Star ( 'Things get said' ), un trip-hop léger façon Portishead, ou plutôt les injustement méconnus Fiel Garvie ( 'See the good in me' ) voire la musique traditionnelle européenne ( 'Friendly Fire' ). Et puis il y a la reprise de 'The Mercy Seat' que les fans de Nick Cave honniront sans doute par son côté un peu doucereux alors qu'elle se révèle progressivement d'une poignante sensibilité.
Un album qui se savoure dans le calme et qu'on pourra découvrira sur leur Myspace.
Label : Little Red Rabbit
Année de sortie : 2008
Nombre de morceaux : 12
Durée : 47:08
Morceau préféré : 'Wasting'
Bilan : EXCELLENT
09:58 Publié dans album anglais, L'album de merde du mois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anna kashfi
26.11.2008
Noir c'est noir ( mon album d'août )
L'album du mois revient, avec toujours plus de retard, mais il me faut pas mal de temps pour écouter suffisamment chaque album d'un mois... Après pas mal d'hésitations, j'ai donc choisi 2, le... deuxième album des excellemment nommés Darker My Love.

Darker My Love, c'est un peu les Dandy Warhols tentant de ressembler aux Jesus & Mary Chain, les Warlocks se consacrant à l'écriture de chansons à la place de la consommation de substances illicites, les A Place To Bury Strangers découvrant que diminuer le feedback pour révéler une mélodie, c'est bien aussi... Et si vous pensez que cela ôterait tout intérêt à ces groupes, réfléchissez un peu plus...
Darker My Love, c'est de l'indie rock noir et sale, mais pas trop. Ce sont des mélodies faciles à retenir mais par pour autant faciles. Ce sont des sonorités qu'on a l'impression d'avoir entendu de nombreuses fois mais qui leur sont personnelles. Ce sont 11 titres indispensables qui, à défaut d'originalité, sont d'une immense efficacité et s'écoutent en boucle avec un plaisir immense sans jamais avoir envie de passer un morceau ou d'arrêter.
Label : Dangerbird Records
Année de sortie : 2008
Nombre de morceaux : 11
Durée : 45:13
Morceau préféré : 'Talking Words'
Bilan : EXCELLENT
13:50 Publié dans album américain, L'album de merde du mois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : darker my love
08.10.2008
Douloureuse beauté ( mon album de juillet )
Le folk est à la mode : Volume nous fait un dossier ( sans intérêt ) de 14 pages pour son troisième numéro, Devandra Banhart ou Joanna Newsom sont devenus des icônes pendant que Alela Diane, Cocoon ou Bat for Lashes vendent des tonnes de disques jolis mais mièvres. Pendant ce temps, Josephine Foster sort son quatrième album ( sans compter les collaborations comme Born Heller ou les CDR auto-distribués ) dans un quasi-anonymat...

Ce qui frappe d'abord, c'est l'impression d'écouter un vieux 78 tours. Mais on réalise bien vite son erreur. D'abord parce que la qualité d'enregistrement rend toutes les nuances du chant, aussi pur et coupant que du cristal. Ensuite si certains effets font penser tantôt aux chanteuses de la première moitié du 19ème siècle, tantôt aux chanteuses lyriques, tantôt aux grandes voix folk des 70s, il y a chez Josephine Foster une sorte d'exagération, d'emphase dans le sentiment qui n'appartient qu'à elle et qui pourra la rendre inécoutable pour certains.
Ce chant si particulier magnifie une musique d'apparence simple et classique : quelques notes de piano ou de harpe pour former des mélodies posées, calmes, intemporelles. Car c'est l'impression d'intemporalité ( et non de passéisme comme chez nombre de ses consœurs ) qui ressort de cet album : il aurait pu être publié aussi bien il y a 20 ans que dans 20 ans et garder le même impact, la même sensation de n'être ni moderne ni ancien mais juste magnifique et brillant. Et il faut reconnaître que l'apport de Alex Nielson à la discrète batterie et de Victor Herrero avec ses omniprésents reverbs de guitare, transfigure ce disque, l'amenant bien au-dessus des ( pourtant déjà excellents ) précédents opus de la dame.
Car que ce soit pour parler d'amour ( 'The Lap of Your Lust' ) ou de la nature qui transparait partout ( qui a dit hippie ? ), que ce soit dans le cadre d'une berceuse ( 'Lullaby to All' ) ou d'une mélancolique ballade ( 'All I Wanted Was the Moon' ), ce disque m'emmène tout autant au paradis qu'en enfer car il faut traverser des passages difficiles voir désagréables, pour atteindre, dans la douleur, l'infinie beauté.
Aussi le bilan de cet album pouvait-il être autre que celui qui se trouve en bas, au risque de choquer ? Simplement non. Pour moi ( et peut-être uniquement pour moi ), il est le plus personnel, le plus riche et le plus original ( ni dark folk, ni néo-hippie ) des très ( trop? ) nombreux albums sortis avec le renouveau folk de ces dix dernières années. Un disque que je re-découvrirais encore et encore à chaque nouvelle écoute. Un chef d'œuvre, quoi !
Label : Bo'Weavil
Année de sortie : 2008
Nombre de morceaux : 10
Durée : 46:29
Morceau préféré : choix totalement impossible mais disons 'Second Sight' aujourd'hui
Bilan : TOP DU TOP
PS : Il y a des MP3s sur le site de Bo'Weavil.
11:04 Publié dans album américain, L'album de merde du mois | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
21.09.2008
khale belle découverte ( mon album de juin )
C'est leur présence sur le label Own Records ( où on retrouve aussi Gregor Samsa ) qui m'avait incité à aller écouter Khale. Et ce fut une bien belle découverte car ce Sleepworks est sans doute mon premier album préféré dans une année où il y en a eu ( pour moi ) assez peu, si on ne tient pas compte de celui des Sleeping Years ( Dale Grundle n'est plus tout à fait un jeune premier... )

En fait tout l'album navigue entre une calme pop acoustique et une électro légère qui se mélangent subtilement dans des chansons délicates. On pense à The Notwist dans l'utilisation de l'électronique, à The Clientele dans le chant et un certain côté rétro ( particulièrement sensible sur 'caldas' ) ou encore à Gregor Samsa dans la capacité à créer des ambiances cinématographiques à la fois nocturnes, désertiques et chaudes.
Au final, un bien bel album pour ceux qui cherchent une pop légèrement électro, douce et sophistiquée.
Label : Own Records
Année de sortie : 2008
Nombre de morceaux : 10
Durée : 36:00
Morceau préféré : 'caldas'
Bilan : EXCELLENT
08:27 Publié dans album américain, L'album de merde du mois | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
31.08.2008
Idéal pour dormir dehors ( mon album de mai )
Et mon album du mois continue à prendre toujours plus de retard ( promis, je vais faire des efforts ) mais encore une fois, difficile de parler correctement de cet album tant que je n'avais pas "oublié" son prédécesseur.

Tout d'abord d'apparence dépouillée et ralenti à l'extême, quasi-minimaliste, basé sur la répétition et la transformation d'un même motif, l'album révèle progressivement toute sa complexité à condition d'accepter d'y porter toute son attention. Car il est très facile de laisser ce genre de musique comme simple et agréable fond sonore mais beaucoup plus compliqué de s'y plonger totalement, de se laisser immerger, de s'en imprégner totalement. Car parfois la déception est grande et l'ennui gagne vite en s'attardant sur un album d'ambient...
Mais pas de cela ici, l'écoute attentive laisse l'auditeur ( du moins celui qui tape ces quelques mots ) dans un état de bien-être béat et de calme harmonie dans les sensations. Un état dans lequel on se replongerait bien immédiatement. Mais bon, pour pas virer New Age Freak, je vais plutôt aller écouter un truc avec des cris et du bruit...
14:43 Publié dans album américain, L'album de merde du mois | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
10.07.2008
Kafkaïen ( mon album d'avril )
Vous, je ne sais pas, mais moi j'ai toujours beaucoup plus de mal à écrire sur les albums que je préfère. Sans doute la peur de ne pas réussir à convaincre avec mes mots maladroits et de ne pas rendre justice à la qualité de l'album dont je parle. Quand de plus le disque succède à un de mes albums préférés de ces dix dernières années ( 55:12 ) et que les premières écoutes en ont été un peu décevantes... cela explique que mon album d'avril ne soit publié que début ( voir mi ) juillet.

Disons le tout de suite, 'rest' n'est pas un chef d'oeuvre comme son prédécesseur. D'ailleurs Gregor Samsa n'a pas du tout essayé de refaire le même album et c'est finalement une bonne chose. Car ce disque est tout de même excellent.
Revenons à ces premières impressions : la musique était trop minimaliste, trop austère; le chant trop léger, trop... religieux. Où étaient passées la belle orchestration et les grandes envolées ? Ce disque était monacal, et le premier morceau 'The adolescent' avec juste quelques notes et de rares paroles quasi psalmodiées. La déception guettait.
Et puis il fallut bien se rendre à l'évidence : ce disque n'était pas un autre 55:12 mais cela ne le rendait pas mauvais pour autant. Car le dénuement permet aussi de grandes choses, I could live in hope de Low n'est-il pas un de mes trois albums préférés ? Derrière son apparente simplicité ( piano et violon suffisent souvent ) et monotonie, la musique se révèle très variée et chaque morceau - devrai-je dire chaque tableau - évoque un paysage différent : la mer qui recule au coucher du soleil, les ruines d'une abbaye...
Autant dire qu'il est difficile de parler d'un album qui en appelle autant aux perceptions et au ressenti de chacun. Mais quelque part entre le post-rock de certains groupes nordiques comme Sigur Ros ou Efterklang ( mais en plus dépouillé ) et les groupes slowcore américain comme Low ou les grands anciens Galaxie 500 ( mais en plus varié dans les instruments ), Gregor Samsa continue à tracer sa voie et à nous offrir de très beaux disques. Celui-ci est une vraie musique de film, mais un film à imaginer soi-même, au calme.
21:21 Publié dans album américain, L'album de merde du mois | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
19.05.2008
Une si longue attente ( mon album de mars )
Mon album de mars est on ne peut plus prévisible, We'Re Becoming Islands One By One par The Sleeping Years. Pourtant, il m'a fallu un bon moment pour me décider à en faire un billet.

Je dois dire qu'au début je n'ai pas été franchement convaincu. Comme je l'ai déjà dit la dernière fois que je les ai vus en concert, l'apport du violoncelle reste souvent anecdotique même s'il permet de renforcer l'ambiance mélancolique de certains titres. Quant à la batterie, même si elle n'est pas toujours présente, elle apparaît très envahissante et pas forcément justifiée, par exemple sur un morceau comme 'You and Me against the world', devenu soudainement beaucoup plus agressif.
Pourtant les nouveaux morceaux sont tous de grande qualité : 'The shape of things to come' est agréablement ( et légèrement ) poppy, 'Broken Homes' apporte un changement de rythme et d'ambiance bienvenu, le très jazzy 'Human Blues' vogue vers de nouveaux horizons et 'Islands, proposé il y a bien longtemps en démo, est vraiment sublime en clôture. Alors pourquoi ces difficultés à apprécier totalement l'album ?
Après de nombreuses écoutes, la réponse est finalement évidente : trop habitué à écouter certains de ces titres dans de courts EPs acoustiques, je n'arrivais pas à percevoir ces chansons dans leur nouveau cadre, un album de 45 minutes n'ayant finalement rien à voir avec un EP d'un quart d'heure dans sa façon d'attirer et de conserver l'attention de l'auditeur. Par exemple, la nouvelle direction beaucoup plus directe de 'Clock and clones' qui m'avait beaucoup déplu après quelques écoutes prend toute sa saveur entre 'Broken Homes' et 'Human Blues', mettant en valeur ces deux morceaux tout en prenant un sens différent.
Au final, cet album fonctionne merveilleusement... comme un album, les nouvelles instrumentations permettant de renforcer les ambiances et les rythmes, de donner une cohérence et une évolution logique à l'ensemble.
Malgré mes doutes et mes réticences ( j'aurais préféré d'autres titres des EPs plutôt que 'Dressed for rain' par exemple ), voilà bien un magnifique album. Le chant et les textes touchent profondément quand les mélodies, d'apparence simple, sont d'une beauté sidérante. Les deux seuls défauts de cet album restant finalement d'être trop court ( 10 titres pour 45 minutes ) et d'être composé de chansons que je connaissais finalement... "trop" !
Espérons juste maintenant qu'il connaîtra le succès qu'il mérite et qu'il ne faudra pas attendre le prochain trop longtemps.
PS : The Sleeping Years sont en concert privé ce soir, mais si vous n'êtes pas parmi les invités, ils seront en showcase à la FNAC des Halles demain et en première partie des Mabuses au café de la Danse après-demain.
20:30 Publié dans L'album de merde du mois | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
12.04.2008
Voilà le facteur ( mon album de février )
Pendant une bonne partie du mois, c'est l'album de The Battle of Land and See qui semblait se diriger vers cet "honneur". Et puis le deuxième album des franco-suédois d'Envelopes est arrivé et après quelques écoutes, il semblait évident que le titre d'album de février lui revenait de droit...

des petites pépites d'indie rock capables de mettre le feu !
On pense aux Pixies, Pavement, Sonic Youth, Deerhoof... mais toujours avec un côté léger et festif : guitares et claviers partent dans tous les sens, le chant, tantôt masculin, tantôt féminin met de bonne humeur... Rien de révolutionnaire mais du franchement efficace.
33:49 de pur plaisir, dans lequel les trois singles 'Smoke in the desert', 'Life on the beach' et 'Party' ( tiens ça résume bien le groupe ces titres... ) ne sont même pas le meilleur !
La vidéo de 'Party' :
On peut aussi écouter ( et télécharger une B-side ) sur Myspace.
PS : Envelopes repassent le 17 mai à la flèche d'or. Je ne pourrai sans doute pas être là, mais ce sera avec beaucoup de regrets...
08:18 Publié dans L'album de merde du mois | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
08.04.2008
Oui j'ai péché ( mon album de janvier )
Oui je publie mon billet sur l'album de janvier seulement début Avril. Mais d'une part, je n'ai pas réussi à me procurer l'album tout de suite et d'autre part, je l'attendais tellement cet album ( 2 ou 3 billets en 2007 pour annoncer sa venue quand même ) que j'ai préféré prendre mon temps pour ne pas me laisser porter par l'enthousiasme ou la déception...

Le premier acte Love Lust débute avec le magnifique 'Ruben's Tattoo' et va bien entendu nous parler d'amour, que ce soit à travers des petites histoires fantastiques ( 'owls', 'The devil needs you for his squeeze' ) ou tirées de la vie de tous les jours ( 'Crown of thorns', 'A prayer to old idols' ). L'homme cède au diable, quand il n'en est pas un. L'amour semble voué à la damnation. Musicalement, le groupe a bien évolué depuis le mélange de alt-country et de twee-pop des débuts. Dépouillée ( essentiellement guitare, piano ) mais néanmoins complexe, rehaussée juste au bon moment par des notes de violon, banjo, mandoline..., mélancolique et sombre sans excès, elle nous fait parfaitement entrer dans l'univers des textes.
Le deuxième acte Love Lost parle, et c'est la suite logique, d'amours terminés ( 'a wretched sinner's song' ) ou sans issue ( 'She lets me in by the back door' ) avec leur cortège d'échecs, de regrets, de sentiments glauques... Aucun désir d'apitoyer le badaud là-dedans, non, plutôt le désir, comme chez Arab Strap en son temps ( mais sans humour par contre ) de nous montrer la vie dans son côté le plus ordinaire. Il y a toujours quelque chose de beau et touchant même dans les lignes les plus sinistres comme celles qui concluent l'album :
"It's only disappointment keeps me holed up in this room
But hell, I swam in disappointement inside my mother's womb,
Won't you drive me up the mountain and just let my wheelchair roll,
'Cos the time for miracles is past"
Et c'est sans doute grâce à la voix de Lyndon Morgans qui a su prendre de l'ampleur tout en restant fragile, qui sait se faire charmeuse, triste ou maniérée sans jamais aller trop loin.
Voici donc un disque magnifique, qui trouvera sans doute sa place très haut dans mon TOP de fin d'année 2008. Pourtant il a eu des critiques très mitigées, étant en particulier attaqué sur sa... durée ! Il n'y a pourtant rien à jeter dans cet album et les morceaux se succèdent avec une grande logique. Mais il semble qu'à l'époque où nombre de "consommateurs" et même donc de "critiques" utilisent à loisir la touche SKIP de leur lecteur MP3 et où la durée de vie d'un album et d'un artiste est très courte, faire un album aussi ambitieux était suicidaire. En tout cas pour moi on n'est vraiment pas loin du chef d'oeuvre.
On peut aller écouter sur Myspace...
17:23 Publié dans L'album de merde du mois | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


