15.01.2009
Trop tard ?
Le succès ( même relatif ) des Libertines aura incité les maisons de disques à signer de nombreux groupes cherchant de la même manière à mêler mélodies pop dansantes et guitares agressives. Mais pour un groupe à succès comme les Arctic Monkeys, combien de Special Needs, Paddingtons ou Milburn vite oubliés quand la vague post-punk/art-rock a tout emporté...

Ce Speak Your Language commence pourtant plutôt bien. A défaut d'être original, le très post-punk 'Judas', accrocheur et dansant, ouvre plutôt bien l'album et l'assez énervé mais fun 'New York Chinese Laundry' laisse présager le meilleur avec son côté Strokes un peu décalé. Et puis la catastrophe arrive...
Pas que le troisième morceau 'Who' ( qui fut choisi comme single ) avec la participation du top-model Agyness Deyn ( actuellement dans les pubs Jean-Paul Gaultier ), soit mauvais au point de mériter les critiques intenses qu'il a pu recevoir dans le NME ou ailleurs. Il est juste totalement insignifiant : une mélodie entendue mille fois et sans risque avec l'ajout d'une voix féminine gentillette qui n'apporte rien. Peu importe alors que la démarche musicale de la demoiselle ( qui semble déjà avoir participé à des groupes ) soit sincère, mettre en avant un single aussi médiocre ( on pense au pire de Police ou à Roxette, donc pas le meilleur des 80s ) sur la seule présence d'une célébrité était suicidaire...
Et malheureusement la suite de l'album se révèle du même niveau : mélodies gentillettes mais sans intérêt ( 'Everybody Knows it' ), ballades nauséeuses ( après l'honorable 'Grab me' il y a un morceau caché qui clôture l'album affreusement ) et même tentative de mêler pop et ragga digne du pire des Ordinary Boys ( 'Trust' et 'Don't Say Don't' )...
Un album dispensable qui n'apporte rien et se noie dans un verre d'eau après un début honorable !
Label : Glaze
Année de sortie : 2008
Nombre de morceaux : 13
Durée : 45:20
Morceau préféré : 'New York Chinese Laundry'
Bilan : BOF
La vidéo de 'Who' ( feat. Agyness Deyn ):
20:07 Publié dans album britannique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : five o'clock heroes


